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10 phrases d’allaitante politiquement incorrectes

Un dîner en présence d’autres parents, un forum de mamans, de simples connaissances venues vous rendre visite à la maternité. Autant de raisons d’être susceptible d’aborder le délicat sujet qu’est l’allaitement maternel avec des personnes qu’on ne connait pas plus que ça. Un code scrupuleux s’impose donc. 


1-      « Le lait maternel est le plus adapté à l’enfant, sans comparaison possible avec des préparations artificielles »

La base de l’allaitement, en quelque sorte. La toute première raison qui vient à l’esprit de la future maman documentée. L’information que l’on voudrait croire universelle, et qui pourtant ne l’est pas.

En prononçant cette phrase, on s’expose aux regards furibonds des mères ayant recours au biberon, généralement suivis de l’exposé détaillé des raisons qui ont motivé leur choix. Alors que l’on souhaitait uniquement faire un rappel d’utilité publique, apporter une note scientifique à la conversation, on déchaîne contre nous les culpabilités enragées ou pire encore, des réactions de déni pures (« Ouais mais non, on donne aussi énormément de toxines à son enfant, c’est pas hygiénique je suis désolée. Et puis on peut pas calculer ce qu’il boit, c’est pas bien du tout pour sa croissance »).

En société, il conviendra de dire plutôt : « Évidemment le lait maternel c’est très bien pour l’enfant, mais en définitive tout est question de choix personnel de la maman ».


2-      « L’allaitement est recommandé jusqu’à au moins 2 ans ».

Encore une donnée scientifique, une recommandation de l’OMS. Cette fois, nous avons alors droit à la liste des raisons qui ont motivé le choix des mamans en présence lorsqu’elle ont entrepris de sevrer leur enfant. L’information ne passe pas réellement, notre interlocutrice se sent uniquement jugée dans son rôle de maman : admettre que ce que nous énonçons est une donnée scientifique et non notre avis subjectif lui semble être admettre un échec. Elle nourrit alors de la rancœur, et préfère nous regarder comme étant nous même un parent « trop fusionnel », limite incestueux, d’ailleurs.

En société, il convient de dire plutôt : « Tu prends quel lait de croissance, toi ? » 


3-      « L’allaitement, c’est à la demande ».

Phrase qui ouvre la porte à toute sortes d’anecdotes sur l’aliénation de la femme, le besoin d’indépendance des bébés de 3 mois et les caprices machiavéliques des enfants de 15 jours.

En société, il convient de dire plutôt : « On m’a conseillé de lui donner toutes les 3 heures au début ». 


4-      « Pourquoi tu veux le sevrer ? »

Interrogation toute bête, preuve d’un intérêt sincère pour la personne en face de nous lorsqu’elle évoque ses difficultés à passer son fils de 6 mois au biberon. Pour certaines, vous deviendrez alors la rigolote qui pose des questions aberrantes, puisqu’il « faut bien le faire un jour hein, sinon il tétera toute sa vie ! ». Pour d’autres vous vous retrouverez alors instantanément cataloguée dans la catégorie « Membre de la dangereuse secte des mamunistes et autres droguées aux huiles essentielles qui aiment laver du caca ».

En société, il convient de dire plutôt : « Peut-être que ton lait de suite ne lui convient pas, as-tu pensé à l’épaissir un peu ? » 


5-      « Le sevrage naturel, ce n’est généralement qu’à partir de 2 ans »

A ce stade de la conversation, il y a fort à parier qu’on aura perdu en route une bonne partie de nos interlocuteurs ; lancer l’expression « sevrage naturel » devant un groupe de parents lambda provoque souvent les mêmes expressions faciales que le mot « équation»  devant une classe de terminale L.

Cependant, certains initiés ne manqueront pas de vous reprendre en vous contant l’histoire véridique de leur ami dont l’enfant s’est sevré naturellement à 6 mois et demi, et non cela n’avait absolument rien à voir avec l’introduction des biberons en complément à la même période évidemment. Un véritable choix de l’enfant, vous dit-on.

En société, il convient de dire plutôt : « C’est dingue comme certains bébés peuvent être précoces ». 


6-      « L’allaitement est le prolongement de la grossesse »

Alors que nous évoquons ici une réalité physiologique, les sensibilités peuvent à nouveau se trouver meurtries. Pour d’obscures raisons, il semblerait que ce message se brouille invariablement entre le moment où il sort de notre bouche et celui où il parvient aux oreilles des interlocutrices, pour devenir en chemin « Alors t’as avorté, pouffiasse ? ».

En société, il convient de dire plutôt : « Allaiter c’est très bien, mais c’est tout aussi facile de consolider le lien mère-enfant en donnant un biberon ! » 


7-      « Le manque de lait est, dans la quasi-totalité des cas, inexistant ; le problème n’est qu’un manque cruel d’information »

Il y a fort à parier qu’à ce stade de la conversation, vous soyez définitivement cataloguée comme la chieuse de service, et que vous vous exposiez à nouveau à de fabuleux récits de comment la cousine de la voisine du boulanger a VRAIMENT manqué de lait au bout de 3 semaines et a dû arrêter de donner le sein à contre cœur. S’acharner à prononcer les mots « pics de croissance » reste à vos risques et périls.

En société, il convient de dire plutôt : « Oui j’ai encore du lait, j’ai de la chance ! ». 


8-      « L’allaitement renforce le système immunitaire de l’enfant »

Le signal strident « on me traite de mauvaise mère » risque fort de retentir à nouveau aux oreilles des convives utilisatrices de biberons, qui s’efforceront alors de vous démontrer combien leur enfant est en pleine forme, tout le temps, d’ailleurs il n’est jamais allé voir un médecin si tu veux savoir.

En société, il convient de dire plutôt : « L’allaitement, ça a l’air de convenir à mon bébé». 


9-      « L’allaitement maternel est un facteur de protection contre le cancer du sein »

Le risque encouru est ici de voir l’assemblée pousser les hauts cris, à grand renfort de mention de toutes ces femmes qu’ils connaissent (ou pas) qui ont allaité et qui ont eu malgré tout un cancer du sein. Il sera alors inutile d’évoquer à votre tour toutes ces personnes qui n’ont pas fumé et ont eu un cancer, qui n’ont pas bu et ont eu une maladie du foie, et qui ont fait du sport et mangé sainement et ont été victimes d’une attaque cardiaque, tant la nuance entre « facteur de protection » et « bouclier intersidéral » présente une malheureuse tendance à échapper à l’auditoire.

En société, il convient de dire plutôt : « L’allaitement, ça peut être très épanouissant, mais évidemment chaque femme est différente». 


10-   « L’allaitement améliore le développement cognitif de l’enfant »

Moment tant redouté où les convives vous enchainent au bûcher et hurlent autour de vous en brandissant des fourches. Ou, pour les plus civilisés, vous crient dessus que « Vas y t’as qu’à traiter mon fils de con ! ». Terrain très sensible, donc.

En société, il convient plutôt de fermer sa gueule. 


Ou pas. On peut aussi essayer de diffuser les informations qu’on a été heureuses de trouver lorsque l’on en a eu besoin, affirmer ce qu’on pense et laisser les personnes en face se débattre seules avec leur conscience si besoin.  On peut aussi arrêter de se voiler la face, arrêter de leur voiler la face. Arrêter de ménager les susceptibilités et de contribuer malgré nous à la désinformation croissante et à l’illusion du choix.

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  1. coconetchrysalide

    Super ton article j’aime beaucoup et je le trouve très vrai.

    Je pense vraiment qu’il y a un fossée entre les mères allaitantes et les biberonneuses. Une inconpréhension de chacun envers l’autre.

    Une fois je me suis retrouvée dans un groupe de femmes et lorsque j’ai dit que l’allaitement approtait bcp de positif au delà de l’aspect nutritif, j’ai eu l’impression ques les réponses de la majorité des femmes étaient comme des bastos qu’on me tirait dessus !

    J’ai eu des allaitements courts (3 mois) pas parce que je ne voulait plus allaiter, ou parce que je n’avais pas assez de lait (la dessus j’ai jamais eu de pb), mais parce que j’ai fait une dépression et j’ai enchainé tout de suite une nouvelle grossesse. Devenir accompagnante à la naissance pour moi c’était aussi permettre à des femmes d’être soutenu pour éviter de rencontrer les difficultés que tu peux énumérer en haut.Car un allaitement foiré à contre coeur d’une maman peut laisser des séquelles énormes. J’en connais et j’en fais partie, aujourd’hui j’ai peur de foiré à nouveau mon allaitement si je venais à a avoir un 3è enfant, car je reste sur échec, malgré que tout ce que tu dis, je le sais et que j’encourage à allaiter…

    Mais faut pas croire, le genre de réaction que cela provoque auprès des biberonneuses n’est dû qu’à de la culpabilité et le déni de l’accepter, ces femmes se disent avoir louper un passage essentiel dans la vie de leur bb.

    Réponse
    • Je ne sais pas si toutes sont conscientes de ce qu’elles ont loupé. Et, sincèrement, je ne leur souhaite pas d’en prendre la mesure, car comme tu le dis si bien cela peut laisser des séquelles énormes.
      Mais effectivement, la culpabilité est la clef de ces débats de sourds: que la femme ait sevré tôt ou décidé de donner le biberon dès la naissance, toutes les informations objectives sont tout simplement accablantes à son encontre. Difficile à vivre, c’est certain! Cependant, je pense qu’il est très différent d’avoir craqué à cause d’une dépression (ou d’autres choses encore, douleurs, maladie, etc) que d’avoir purement et simplement choisi de ne pas essayer. Et pourtant là encore, qu’on ne se méprenne pas, je ne juge pas ces mères là non plus. Je pense sincèrement qu’elles ont juste eu moins de chance que moi dans leur parcours de vie, dans leur environnement culturel, dans leur lectures et leurs rencontres, et que cela les a amené à prendre des décisions qui leurs nuisent à elle et à leur bébé. A défaut de les comprendre, j’admets leur choix, mais je n’admets pas la mauvaise foi.

      Réponse
      • coconetchrysalide

        Rien à ajouter… tu lis dans mes pensées !

      • Je pense aussi la même chose…Et elles ne savent pas ce qu’elles ont raté pour elle et surtout pour leur(s) enfant(s)

      • pourquoi une mère qui n’aurait pas allaiter aurait rater un truc ? j’ai donner le biberon c’etait mon choix, ma décision et je ne regrette absolument pas mon choix ! quand à dire que dans ce choix il y a une personne (un enfant) qui n’a pas voix au chapitre et n’a rien demander ça me fait rire ! dans la vie on décide tjs pour nos enfants (enfin jusqu’à qu’ils soient assez grand) en pensant faire le meilleur choix ! et je ne connait pas d’enfant qui à l’age adulte se plains de ne pas avoir été allaiter !

      • Cette phrase était une réponse à un commentaire déclarant qu’il pouvait être légitime de choisir de sevrer son enfant pour le confort de la mère, puisqu’il y a deux personnes dans cette relation. Je vous rejoins donc sur le fait que jusqu’à ce qu’il soit assez grand, nous somme obligé de décider pour nos enfants en pensant faire le meilleur choix, mais j’insiste sur le fait que nous pensons qu’il s’agit du meilleur choix pour LUI, pas pour nous. Mettre un terme prématuré à son allaitement c’est peut être avoir l’impression de faire le meilleur choix pour nous, mais pas pour notre enfant en tout cas.
        Quant aux adultes qui se plaignent de ne pas avoir été allaité, cette fois c’est à mon tour de rire. J’imagine mal quel contexte permettrait de telles confessions, ni l’intérêt qu’il y aurait à revenir après coup sur une période de notre vie classée et révolue.

      • Je suis une adulte sevrée à 3 sem et j’ai des rancoeurs contre ma mère !
        Quand ma fille est née, l’odeur du lait de ma mère m’a envahie et une profonde tristesse s’est abattue sur moi, sur cet « abandon » (c’st comme ça que je l’ai ressenti) et il m’a fallu des années pour accepter…

      • Ce n’est pas le premier témoignage de ce genre que je lis ou même entend malheureusement, malgré ce que certains commentaires plus haut voudraient nous faire croire. Ça ne doit pas être facile comme ressenti, j’ai la chance de ne pas avoir eu à le vivre…

      • coconetchrysalide

        Petit bout : j’estime avoir raté mon allaitement car de le stooper au bout de 3 mois n’était pas mon choix… je voulais allaiter le plus longtemps possible et j’ai failli à mon rôle de mère.
        Je ne dis pas qu’une femme qui n’allaite pas est une mauvaise mère, je dis juste qu’il est dommage que des femmes culpabilisent d’avoir arrêter d’allaiter plus tot que prévu alors que ce n’était pas leur choix et que, elles n’avaient( pas le soutien nécessaire pour aller au delà de tout ça.
        Je n’ai pas été allaiter par ma mère, mais si ma mère avait eu assez d’expérience dans le domaine peut être aurait elle pu me comprendre et, me soutenir à ce niveau (attention je ne remets pas la faute sur elle), mais comme quoi… il y a toujours des causes à effet.

      • Merci needfordream de dire dans tes commentaires tout ce que je pense et que je n’arrive pas à dire avec autant de tact que toi. Génial et bravo !

    • Je crois que vous oubliez un truc hyper important,

      Moi je suis passé à l’allaitement mixte à 2mois parce que j’ai du retourner en cours, et j’ai décider (oui c’était MA décision) de sevrer ma fille à 14 mois parce que j’en avais marre tout simplement, vraiment ça ne me convenait plus du tout, à MOI.

      Bien sur, ma fille tèterait encore sinon (elle a 16 mois aujourd’hui), bien sur,il est dans l’intérêt de l’enfant de ne donner que du lait maternelle au moins jusqu’à deux ans, mais dans une histoire d’allaitement, il y deux personnes concernées, l’enfant, oui, mais la mère aussi.

      Réponse
      • Je ne sais pas si tu t’adresses à moi ou à coconetchrysalide… Dans le doute, je te répond!
        Je me suis souvent demandé pourquoi certaines militaient pour l’information sur l’allaitement (et pas pour l’allaitement, nuance). Qu’est ce que cela pouvait bien me faire, en réalité, que les autres donnent un biberon, tant que c’était à leur enfant et pas au mien? Pendant longtemps, je m’en suis tenue là. Sauf que comme tu le dis si bien, il y a deux personnes concernées, dont une qui n’a tout simplement pas voie au chapitre. Hormis le fait primordial que les préjudices du non allaitement sont bien plus grands pour l’enfant et que de ce fait le confort de la mère me semble devoir être relégué au second plan par logique, une adulte est apte à rechercher des solutions pour palier à ses difficultés alors que l’enfant ne fera que subir une décision dans lequel il n’est à aucun moment acteur. C’est pour ces enfants qui n’ont rien demandé, et qui ont droit de partir comme tous le monde avec le maximum de cartes possible en main, que je veux informer. Comme je ne doute pas que toute mère veut le meilleur pour son enfant, c’est pour cela qu’il me semble plus qu’important de diffuser les bases de l’allaitement: pour qu’enfin, le choix de chacune en soit vraiment un. Que l’on n’évolue plus dans une société biaisée par tous ces facteurs qui font aujourd’hui du biberon la norme.
        Ne te méprend pas sur ce que je viens de dire: je ne critique pas le fait que tu aies arrêté ton allaitement. Quand bien même je critiquerais, j’espère bien d’ailleurs que tu t’en ficherais royalement! Ce n’est pas du tout la question. Je rebondis juste sur un thème que tu abordes et qui est très intéressant (ta toute dernière phrase en l’occurrence), mais cela ne s’adresse pas à toi personnellement. D’autant plus que là encore, ce n’est pas du tout le sujet de ce post: si je te rencontrais à un dîner, et que je disais au détours d’une conversation que le lait maternel est le lait le mieux adapté à l’enfant jusqu’à 2 ans, ressentirais tu le besoin de me dire que c’est faux et que les laits artificiels sont aussi bons? Au vu de ton discours, je ne pense pas.

  2. Quoi, les terminales L ? Y’a un problème, avec les terminales L ? (En plus tu es mauvaise langue, j’ai fait L et j’ai eu 16 en maths au bac :D)

    Et je constate avec plaisir que tu sembles avoir renoué avec ta vie sociale 😉

    Réponse
    • J’ai fait L aussi, et j’ai eu 15,5 au bac 😀 Mais avoue quand même que nous sommes des êtres d’exception…
      Quant à ma vie sociale, nan pas vraiment. J’extrapole.

      Réponse
      • Moi aussi j’ai fait L il y a 15 ans… Et j’ai eu 18 en maths.
        En même temps, « Sur trois boules, un blanche et deux noires, quelle probabilité de tirer une noire ? », il faudrait avoir une vraie pathologie pour se planter.

      • Je suis assez de cet avis… mais notre devoir était du même acabit, et 90% de la classe s’est lamentablement ramassée. Vrai pathologie, ou vrai phobie de la matière, aussi!

  3. Ha !! c’est bien vrai ! Les mamans qui ont eu recours au biberon dès la naissance sont sur la défensive sur ce sujet et pourtant, on ne cherche pas à les convaincre, nous les mamans qui avons allaité car c’est un choix que l’on ne peut forcer. Je trouve surtout dommage celles qui n’ont même pas essayé pour quelques jours au moins ….

    Réponse
    • Je crois que dans la vie, il faut savoir assumer ses choix, et ne pas être buté. Qu’une maman me dise « je n’ai pas allaité et je ne regrette rien, j’assume », je n’ai rien à redire. Qu’une maman me dise « je n’ai pas allaité et je m’en veux », je suis triste pour elle. Mais qu’on me dise « Je n’ai pas allaité et j’ai raison, c’est toi qui a tort », là, je vois rouge! La tolérance n’est qu’à sens unique sur ce sujet malheureusement.

      Réponse
      • Oror Permezel Santiago

        c’est tout à fait ça!!!! si on parle d’allaitement,nous les allaitantes, les biberonneuses sont toujours sur la défensive… et ce que je ne comprends pas, c’est qu’elles n’admettent pas, même si elles ont fait leur choix, et que je le respecte, que le lait maternel est le meilleur pour nos bébés. Le mérite a été reconnu, ça c’est indéniable!! la mauvaise foi y’a rien de pire 😉

      • Exactement, comme tu le dis, c’est une question de reconnaissance du mérite, aussi! Jamais je ne dirais a une non allaitante qu’elle a eu tort, parce que son choix a répondu à un moment précis à une réalité qu’elle vivait et qui ne me regarde pas. Mais je refuse qu’il devienne tabou de dire la vérité, et ce devant quelque ce soit.

      • Moi j’assume tout à fait le choix de ne pas avoir allaiter mes jumeaux, je ne suis pas sur la défensive quand je parle avec une allaitante parce que justement je n’ai pas de problème avec mon choix, je ne trouve pas non plus que j’ai raison ou tort, c’est juste que c’est ce que j’ai choisi moi. Je donne tout autant d’amour à mes enfants même si je ne les ai pas allaité. Je n’étais pas à l’aise avec l’idée d’allaiter et j’y ai beaucoup réfléchi (j’avais peur de regretter) mais avec le recul je ne regrette pas, l’important c’est que, même si ce n’est qu’un biberon, je fasse en sorte que chaque « tétés » soit un moment agréable et de complicité avec mes garçons.
        mais je comprends la réaction de certaines mamans qui biberonnent, malgré tout ce que vous dites vous n’êtes pas tolérante avec notre choix, cette article et les commentaires en sont la preuve. De plus pour rebondir sur quelque chose qui m’a fait sourire, je n’ai pas été allaité, j’ai effectué plusieurs long séjours à l’hôpital dès ma naissance mais j’ai d’excellent rapports avec ma mère on est très proches, comme quoi avec de l’amour tout au long de notre vie on y arrive aussi….

      • « cet article et les commentaires en sont la preuve ». Mais sinon tout va bien hein, t’es tellement pas sur la défensive et tu assumes tellement ton choix que tu arrives à mettre une centaine de commentaires (je n’ai pas vérifié mais on en est pas loin il me semble), tous confondus, dans le même panier 🙂 Ahlala ces allaitantes, TOUTES les mêmes qu’on vous dit!!! Et les pires sont toutes ici m’sieurs dames, sous vos yeux, mouahaha!!

    • Céline, je suis tout a fait d’accord avec toi…

      Ça m’est arrivée une fois ou j’allaitais ma fille dans une salle d’allaitement, une jeune maman est entrée et a commencé à donner le biberon à petit garçon de 15 jours. Dès qu’elle a vu que j’allaitais elle a tenu à m’expliquer son choix du biberon, comme si elle se sentait coupable, et ce même si moi j’avais rien dit.

      Donc, oui c’est un sujet sensible parce qu’il y a une certaine part des femmes qui donnent le biberon qui se sentent coupable de leur choix.

      Moi, ce que je penses, c’est que s’il y a une chance que tu te sentes coupable d’un geste que tu fais, ça serait sûrement une meilleure idée de ne pas le faire….

      Réponse
  4. Tout est dit et bien dit , bravo . Le ‘bouclier intersidéral » je le ressortirais celui ci !

    Réponse
  5. C’est bien vrai tout cela… Vous allez d’ailleurs me traiter d’idiote mais j’ai allaité ma premiere fille 6 mois, la deuxieme j’ai envie de l’allaiter vraiment plus longtemps mais j’ai peur de la réaction de mon entourage, j’ai déjà l’impression de passer pour une hyppie, une babacool quand ce n’est pas pour un exhibitionniste …

    Qui a dit « idiote » ?!!!

    Réponse
    • Oh non, je ne trouve pas que vous soyez idiote! Je crois que beaucoup de mamans longues allaitantes partagent cette peur. J’en fais partie en tout cas. Tout ça est tellement connoté au jour d’aujourd’hui, le monde dans lequel on évolue est si hostile à l’allaitement (et oserais je dire, à l’épanouissement du lien mère-enfant en général), comment envisager sereinement de poursuivre longtemps? Et lorsqu’on ne craint pas pour soi même, on craint pour son enfant, car c’est courant que des détracteurs s’adressent directement au bambin pour critiquer. De quoi me faire voir rouge si ça m’arrivait.
      Malgré tout, quand c’est ce que l’on souhaite et qu’on est sûr de soi, alors on trouve des solutions pour affronter le monde et tout roule! :o)

      Réponse
    • J’ai allaité mon premier 7 mois et à chaque fois que je parlais allaitement j’avais comme une boule au ventre, l’impression que j’avais profondément raté quelque chose d’essentiel. Le deuxième aura 2ans et demi demain…

      Réponse
    • Non, vous n’êtes pas idiote.

      Moi aussi j’aimerais bien avoir un allaitement long avec ma fille.
      Ma mère, dès les premiers jours de vie de ma fille m’a parlé de faire l’allaitement mixte afin qu’elle puisse garder…
      Et tu sais quoi, j’ai fait à ma tête et 5 mois après j’allaite encore…

      Je penses que dans ta situation, ce que tu as de mieux à faire, c’est de faire à ta tête quitte à te faire dire que tu es une hyppie, une babacool ou je ne sais quel autre expression française….
      De plus, tu peux toujours dire à cette personne qui te traite de tout les noms possibles, que tu préfères donner à ton enfant ce qu’il y a de meilleur pour lui, à savoir le lait maternel, plutôt que le deuxième meilleur choix, soit le lait maternisé (c’est comme ça qu’on le dit au Québec.)

      Réponse
      • Je ne sais pas ce qu’il en est au Québec, mais en france il a été interdit aux fabriquants de lait artificiel de faire référence à leur produit en le nommant « maternisé »…

  6. Je revois tous ces visages devant moi, quand j’etais jeune et insouciante et que je faisais naïvement part de mes grandes decouvertes du moment! Maintenant, je me tais. La numero 7 sur le manque de lait est celle qui m’a vallut le plus les foudres de mon entourage…surtout des plus agées, allez savoir pourquoi

    Réponse
    • La numéro 7 est sacrément tenace! Et c’est presque une de celle sur lesquelles le dialogue se ferme le plus rapidement, d’ailleurs. Généralement ça se limite à:
      – T’as encore assez de lait?
      – Le manque de lait, c’est vraiment très très rare. En réalité ce que l’on prend souvent pour un manque de lait, c’est une poussée de croissance de l’enfant.
      – Ah non non, de mon temps, beaucoup de femmes devaient arrêter d’allaiter après quelques mois parce qu’elles n’avaient plus de lait.
      – Non mais, c’est scientifiquement prouvé ce que je te dis. Y a eu des recherches là dessus justement parce que la croyance populaire était ce que tu penses, mais c’est révolu.
      – Non, moi je sais ce que je dis. Beaucoup de femmes manquent de lait ».
      Bien.

      Réponse
      • Et à ca on rajoute:
        -Ca va toi dans la vie? ^_^

      • merci pour cet article ! Le coup du manque de lait… » non mais je te jure ma cousine elle avait pas assez de lait, il arrêtait pas de pleurer alors les médecins lui ont dit de lui donner des biberons… » à ça je réponds : moi à la maternité ils ont pas voulu me laisser sortir avant que je leur dise ok, je passe au biberon… ok j’ai pas assez de lait… et à la maison j’ai mis mon allaitement en route et j’ai allaité 6 mois en exclusif et 20 mois en tout, et j’aurai dû continuer. Même que quand il a eu une gastro à 11 mois ça lui a évité l’hôpital. Et ben là elles se taisent. Le soucis c’est que la plupart des médecins n’y croient pas. Heureusement que le mien nous a fait confiance.

      • Beaucoup de professionnels de la santé continuent à juger la prise de poids des bébés selon une courbe élaborée pour les bébés au biberon (c’est d’ailleurs, si je ne m’abuse, la seule à figurer sur le carnet de santé officiel). Alors qu’une courbe pour les bébés allaitées (de l’OMS) existe, et tout de suite, est moins effrayante. Le principal problème en fait, ce n’est pas tant les mentalités populaires etc. mais bel et bien le manque d’information des médecins et consorts. Ça, et puis (surtout) les intérêts financiers, faut pas se leurrer…

  7. Le problème c’est que quand on tombe sur des obtus vraiment obtus.
    Tiens, avec ma belle soeur (qui n’a pas d’enfant mais file des conseils à ses copine qui allaitent parce qu’elles manquent de lait) par exemple « Le manque de lait est, dans la quasi-totalité des cas, inexistant ; le problème n’est qu’un manque cruel d’information » en lui rajoutant que des études le prouve blablabla ça c’est terminé par « on fait dire ce qu’on veut aux études, et puis j’en ai vu TELLEMENT de femmes (ses copines ndlr) qui voulaient allaiter mais n’avaient plus assez de lait »
    Oui bon bin écoute tu sais quoi ? Tu peux aussi allez te faire foutre.

    Réponse
    • Ben oui évidemment, elles avaient beau mettre leur bébé au sein toutes les 3 heures comme on le leur avait indiqué à la maternité, il continuait à pleurer entre temps et à réclamer! C’est forcément qu’elles n’avaient pas assez de lait, non? ;o)

      Réponse
  8. j’avoue ne pas comprendre cet éternel débat qui selon moi est totalement stérile.D’ailleurs je ne lis ces choses que sur le net,jamais « dans la vie » je n’ai eu ce genre de discussion avec qui que se soit…celles qui ont allaité ont allaité,celles qui ont donné le bibi ont donné le bib,celles qui ont repris le travail ont repris le travail,celles qui sont restées à la maison,etc….on fait tous nos choix,je ne comprends pas l’intérêt d’aller sonner chez la voisine pour lui dire que ce qu’elle fait est moins bien (voire nul) tandis que nous on allaite mais hein,faut les pots pour le dire en société.C’est une intolérance au moins aussi forte que du racisme finalement et sans aucun intérêt non?Pourquoi penser d’emblée qu’une maman qui a donné le bib culpabilise?C’est ton interprétation,moi je pense que TU veux la faire culpabiliser,si tu lui foutais la paix,elle te rendrais la pareille je pense 😉
    (avant de se déchainer je rassure,j’ai allaité hein mais sans penser que les copines rataient quelque chose,c’est énorme de penser ça!)

    Réponse
    • Non ne t’inquiète pas, personne ne compte se déchaîner!
      En fait tu fais fausse route, mais je crois que c’est dû à l’ambiance actuelle sur le net qui est très branchée allaitante versus non allaitantes. Je ne lance aucun débat ici! Et surtout pas le débat « qu’est ce qui est le mieux, l’allaitement ou le lait artificiel? », puisque je trouve que c’est le débat le plus stérile après « la théorie de l’évolution est elle valable? ». Je le dis et le répète, les bienfaits de l’allaitement sont prouvés, il n’y a pas à débattre puisqu’il n’y a pas à argumenter, juste à énoncer.
      Et là encore, je ne sonne pas chez la voisine pour lui parler. Je ne lance jamais le sujet. Mais les gens aiment le faire, et ce que je souhaitais dénoncer dans cet article, c’est qu’au jour d’aujourd’hui si dans une conversation sur l’alimentation du bébé il y a un bouc émissaire, ça sera à coup sûr la maman allaitante qui le deviendra, alors que c’est tout simplement délirant. Si une maman qui donne le biberon ne culpabilise pas (pas tous les jours dans son coin, j’entend, mais lorsqu’elle s’entend dire par exemple que ça permettrait un meilleur développement cognitif de son enfant), pourquoi devient elle agressive ou se ferme t’elle devant son interlocutrice?
      Crois moi, je ne veux faire culpabiliser personne. Lorsque je discute avec une maman qui donne le biberon, je ne parle pas des bienfaits de l’allaitement pour critiquer la maman en face de moi, mais pour apprendre des choses à la future maman d’un possible autre bébé à venir.
      Tu as beaucoup de chance si tu ne t’es jamais retrouvée devant ce genre de discussion dans la vie.
      Quant à ta phrase « c’est une tolérance au moins aussi forte que le raciste », elle me laisse songeuse quant à tes propres opinions… Tout simplement, parce qu’un noir n’est pas moins bien qu’un blanc (et inversement), alors que le lait maternel est purement et simplement mieux que le lait artificiel. Donc je trouve ta remarque déplacée et hors sujet, et je dirais même inquiétante.

      Réponse
      • Je souahaitais réagir à votre réponse, notamment sur lvotre phrase « Je le dis et le répète, les bienfaits de l’allaitement sont prouvés, il n’y a pas à débattre puisqu’il n’y a pas à argumenter, juste à énoncer. »
        Je crois qu’au-delà d’un sentiment de culpabilité pouvant apparaître chez les « biberonnantes », c’est l’implicite de cette phrase qui engendre la levée de bouclier. Car en effet, il n’y a alors aucune possibilité de discussion.
        Alors qu’il y en aurait beaucoup. Le bien-être d’un enfant, sa santé, son développement cognitif dépendent de tellement de facteurs différents. Si l’on considère l’allaitement maternel et le biberonnage comme des actes complètement indépendants du erest de l’environnement de l’enfant et si l’on part du principe que l’on compare deux femmes ayant le même vécu, le même rapport avec son enfant, le même rapport avec son corps, etc, bref deux femmes strictement identiques sur tous les points, alors oui, les bienfaits supérieurs de l’allaitement maternel sont prouvés. Mais seulement dans ce cas-là.
        Quant au fait de ne pas à avoir à argumenter, c’est prendre une position assez dangereuse. Depuis quand dire un fait le prouve ? Et surtout, c’est oublier que des chercheurs continuent à s’interroger et restent humbles vis–à-vis des surprises que peuvent provoquer leurs observations.
        En ce moment, des études sur les pesticides, qui n’ont rien à voir avec l’allaitement au départ, sont très inquiétantes. Les endroits du corps où les pesticides se concentreraient le plus seraient le cordon ombilical (Gloups) et le lati maternel (Re-gloups). Il s’agit là aussi d’une information intéressante que tout parent est en droit de connaître. Quelles que soient les résultats d’études plus tardives sur le sujet, ces constatations existent et démontrent qu’un sujet n’est jamais aussi clos qu’on le pense. Et pour le coup, biberonnantes, allaitantes et conjoints (breg, les citoyens) devraient s’unir pour le droit à l’information, dans un sens comme dans l’autre.
        Sinon, pour ma part, j’ai allaité avec un immense bonheur jusqu’aux 6 mois de mon enfant. J’étais convaincue en effet qu’avec l’allaitement maternel, en fonction de la femme que j’étais, je luis donnais le meilleur. Et cela m’emplissait de joie. J’ai arrêté (au fur et à mesure évidemment) à partir du moment où l’allaitement me pesait et devenait un acte désagréable que je subissais. Je n’avais plus envie. Et question culpabilité, cela m’a rassuré de lui donner le biberon : car je retrouvais le plaisir de lui donner à manger.

      • Tout d’abord, je tiens à rappeler que « biberonner » et « biberonnage » sont deux mots dont les définitions n’ont rien à voir avec le fait de nourrir un enfant au biberon, c’est pourquoi je n’utilise pas ces termes et les réfute. Il n’y a d’ailleurs pas de substantif reconnu pour qualifier une personne qui donne un biberon (contrairement à « une allaitante ») puisque (entre autre) cela ne modifie pas sa physiologie propre.
        Concernant votre allaitement, je ne vois pas réellement le rapport avec le thème de base de cet article? Chaque allaitement est différemment, chaque ressenti est différent. Cela n’empêche en rien les vérités scientifiques d’exister.
        D’autre part, je ne dis pas que « dire un fait le prouve », bien évidemment. Lorsque j’énonce quelque chose devant quelqu’un qui est sceptique, je cite mes sources.
        Quant au reste de votre propos concernant la remise en cause de la science, les interrogations qui persistent… je refuse tout simplement d’entrer dans ce débat que je trouve stupide. Bien sur qu’il existe des domaines de recherche où l’on tâtonnent encore, où en se remet en question. Mais certains sujets n’en font pas partie, et c’est le cas de l’allaitement. De plus, partir sur ce terrain nous permettrait une jolie surenchère puérile (je pense notamment à « pesticides versus huile de palme ») et je n’en vois pas l’intérêt.

      • Ce qui est déplacé se sont les débats sur qui fait le mieux,et figure toi que tu peux trouver des théories très scientifiques pour t’expliquer que les noirs et les blancs sont différents,on fait bien dire ce qu’on veut à la science et oui c’est inquiétant.
        Sur le développement cognitif je pense que c’est un ensemble de choses plus que l’allaitement seul,tout comme la sacro saint « lien » avec la mère.Ces exemples que tu cites sont excellents pour conforter une maman allaitante,rien de plus.les mentalités ne changeront pas tant qu’on nous sortira des arguments pseudos scientifiques qui nient toute la réalité de nos vies (le choix,les alternatives satisfaisantes).On voit tellement de caricatures ambulantes en matière d’allaitement que ça porte préjudice à celles qui le font de façon intime comme cela devrait l’être.
        Il est évident qu’il vaut mieux vivre en pleine nature,d’allaiter et de laver son linge à la rivière,c’est tellement plus « ‘naturel »….et si peu réaliste.
        Je te dirai que pour moi le mieux est aussi que l’enfant reste à la maison jusqu’à 2 ans au moins avec un parent plutôt que d’aller en crèche ou chez une « nounou »,son développement cognitif n’en sera que meilleur,malheureusement cela dépend de la capacité du parent à le faire correctement et même à le faire matériellement,donc encore une fois,nos choix personnels ne peuvent pas s’appliquer à tous par contrainte ou par choix.
        Je ne pense pas avoir eu de chance de ne pas avoir de remarques,simplement j’assume mes choix sans avoir besoin de faire un quelconque prosélytisme de mauvais gout selon moi,comme je ne cherche à convaincre personne,on me laisse tranquille dans mes choix intimes quel qu’ils soient d’ailleurs.

      • La façon dont tu persistes à comparer le fait de défendre l’allaitement à du racisme comment à être un sérieux manque de respect. Je te demanderai donc, dans ce sens, de bien vouloir rester courtoise puisque je le suis avec toi.
        Une question me taraude: puisque ce que j’écris te pose un tel problème et que tu aimes tant faire des amalgames et exprimer tes opinions propres au lieu d’informations, de sources, et d’arguments, quel intérêt trouve tu a continuer cette discussion?
        Mon article réclame un droit au respect pour les mères allaitantes, qui ne demandent juste qu’à voir reconnu ce que des organismes tels que l’OMS recommandent. Tu mets en doute ce que j’écris, soit. Mais si c’est pour commencer une discussion sur quelle organisation, quelle institution, quel scientifique etc. peut légitimement être reconnu comme fiable, alors je te le dis tout de suite, je n’y entrerai pas.
        Je remarque également une tendance de ta part à s’éloigner complétement du sujet pour tenter de lancer des piques (« on voit tellement de caricatures ambulantes en matière d’allaitement que ça porte préjudice à celles qui le font de façon intime comme cela devrait l’être »). Hormis le fait que tu es à l’opposé du ton de l’article, à savoir que tu donnes ton avis à toi sur ce que les choses devraient être mais en le présentant comme une vérité générale, quel est le rapport? De même « vivre nu en pleine nature »… oui… mais où est le rapport?
        Je pense effectivement que la situation n’est pas prête de changer, tant que des gens continueront à parler d’arguments « pseudo scientifiques » et à s’enterrer dans la vision du monde qui les arrange.

    • Bonjour,

      Je crois que le propos du billet n’est pas du tout celui-là. Il ne s’agit pas d’aller frapper aux portes (à deux, en tenue stricte et avec des petits livres épais à offrir sur la bonne parole pendant que vous y êtes !!) pour faire du prosélytisme.
      L’hypothèse est que vous êtes dans une discussion « en société » et que le sujet de l’allaitement est abordé. Vous entendez des contre-vérités patentes, et vous donnez de l’information scientifique. Vous vous retrouvez soit avec une levée de boucliers de la part de certaines qui ont fait le choix de donner le biberon( boucliers ou plutôt scuds parce que la plupart du temps, ça peut tourner à l’agression) soit, quand vous en êtes à deux ou trois points de ceux évoqués, même dans le désordre, vous avez droit à des regards entendus du type « celle-là elle est perdue pour la France ».
      La question est, comme c’est très bien formulé dans la conclusion, doit-on, sous couvert de non jugement et de ne pas culpabiliser, ramer dans le sens de la foule, ne rien dire de ce qu’on pense ?
      Ou au contraire, ce qui semble plus généreux, partager de l’information qui pourra servir pour les copines de la personne concernée, ses futurs bébés etc.
      Et au passage arrêter de maintenir l’idée que le lait artificiel est presque aussi parfait que le lait maternel, et ce faisant, refuser de faire le job des marketeurs de NesProut et consorts.
      Donc l’idée n’est pas de dire que c’est nul de donner le biberon mais juste que, par exemple, le lait artificiel n’est pas aussi bon que le lait maternel.
      On est pas obligée de le dire péjorativement, mais pourquoi faudrait-il s’en excuser ?
      Que celles qui ont fait le choix de biberonner l’assument. Et biensûr que celles qui le regrettent, en souffrent, reçoivent notre écoute chaleureuse.
      Moi, si on me disait que l’allaitement est mauvais pour la santé de mon Bébé, je ne serais pas ébranlée une seconde, puisque je sais que c’est faux.
      Pour qu’on arrête de parler de « choix d’allaiter » et que seul, l’abandon de l’allaitement pour donner un biberon soit un choix. Qui met fin à la physiologie qui a assuré la survie de l’humanité pendant « un petit paquet d’années »…
      Eu égard au tout récent scandale sur la stérilisation des biberons en maternité,il faudra aujouter une 11ème phrase pour expliquer qu’il ne faut pas dire « donner un biberon stérilisé par oxyde de chaiplustropquoi est cancérigène ».
      Mais plutôt « tant que c’est donné avec amour par la mère, ça compense largement » ou qqchose comme ça, je laisse Needfordreams le pondre !
      Ah, oui, au fait : j’ai adoré votre billet Needfordreams !
      BH

      Réponse
      • Merci BH, je pense que vous avez parfaitement résumé l’idée du billet! Concernant le scandale des biberons, j’ai encore du mal à me remettre d’une telle info… Et évidemment, en tant qu’allaitante, si je me permettais d’en parler, ce n’est pas un commentaire désagréable que j’obtiendrais, mais des centaines ;o)

    • Lili, je n’ai pas suivi toutes les réponses qui t’ont été faites mais ce que tu dis sur les pesticides m’interroge beaucoup, et j’aimerais rebondir dessus. J’allaite et comme pendant la grossesse, je mange bio le + possible. Les vaches qui produisent le lait pour les bébés nourris au préparations artificielles, que mangent-elles? De l’herbe. Qui provient d’où? Des champs probablement contaminés de pesticides, non? Les vaches vivent-elles dans des bulles stériles sans toxines afin que le lait qu’elles préparent soit le plus sain possible?

      N’y voit pas un affront, et aucune agression de ma part, c’est juste un questionnement. Le lait maternel, en + de contenir des anticorps, des enzymes précieuses, des facteurs de maturation du système immunitaire et j’en passe, serait-il moins bon parce qu’il contiendrait des pesticides? Tandis que le lait de vache serait exempt de pesticides? Et si on va plus loin, dans le fond, pourquoi se retrouve-t-on avec autant de pesticides? Pour augmenter la production des champs de légumes et ainsi libérer des parcelles de terrains pour nourrir les vaches? Et les vaches, ne contribuent-elle pas à l’augmentation de l’effet de serre de part l’émanation de méthane qu’elle produise? (véridique : http://www.durable.com/actualite/article_vaches-et-gaz-a-effet-de-serre_703) N’est-ce pas nocif pour environnement de nos enfants, davantage qu’une maman qui produit du lait? Et l’industrie des biberons et de la production du lait artificiel, n’est-elle pas polluante?

      On ne fais pas dire à la science ce qu’on veut, mais on peut interpréter subjectivement ce qui nous arrange. Au sujet du lait maternel, des faits ont été démontrés, et lorsqu’on dit qu’il est la meilleure alimentation pour l’enfant (vs une préparation artificielle), c’est un fait, et non pas un avis personnel déduit des études parce que cela arrange les mamans qui allaitent.

      Réponse
      • Très intéressant, merci pour ces précisions! C’est vrai qu’on entend de plus en plus parler de ce problème de pesticide dans le lait maternel, et sans le renier il est vrai qu’on se demande rarement si les vaches ont une alimentation exempt de tout pesticide…. hum….

    • Pardon Lili, je m’adressais à El, j’ai fait un mix-up dans les pseudos! Toutes mes excuses!

      Réponse
  9. ah les joies de la défense de l’allaitement, parce que des fois ça en est là. je connais depuis 5 ans 1/2 maintenant. maintenant, on me fout la paix quand on voit mes enfants, ils ne sont ni accrochés à moi, ni malade et à la limite de l’hyperactivité bref des enfants normaux de 5an et demi et 4 ans. pour moi c’est vraiment un choix de la maman mais il est biaisé dès le départ par manque d’info ou colportage de fausses infos (genre manque de lait) et c’est là dessus qu’il faut communiquer comme la naissance d’ailleurs.
    je laisse dire celle « qui savent » mieux que toi (c’est sur j’y connais rien en allaitement..lol) et je renseigne sans insister les autres.
    mais merci pour cet article ça fait du bien

    Réponse
    • Quand on me demande si je suis militante pro allaitement, je répond que oui, malheureusement. Malheureusement, parce que c’est aberrant de devoir être « militant » pour quelque chose d’aussi naturel, et pourtant…
      Tu as entièrement raison, il faut communiquer un maximum, sur l’allaitement et la naissance. C’est primordial, et ce n’est que comme ça qu’on arrivera peut être à voir les choses changer. Et en tout cas, je me dis que lorsque je répond à quelqu’un qui déblatère des choses aberrantes en me voyant allaiter, même si mes réponses ne réussissent pas à le convaincre, ce n’est pas grave: ma fille qui est là, en train de téter contre moi, écoute aussi d’une oreille distraite la conversation; c’est aussi à elle que je m’adresse, c’est elle qui doit savoir que les gens se trompent et que nous n’avons rien à cacher.

      Réponse
  10. Merci pour cet article qui m’a bien fait rire (je ressortirai le bouclier intersidéral à l’occasion)

    Ayant allaité relativement longtemps (5 mois mon ainé – j’ai manqué d’infos pour faire plus longtemps, 2 ans mon second, 16 mois mon 3ème), co-allaité (=allaité 2 enfants d’âges différents pour les néophytes 🙂 ) et étant toujours allaitante (mon 4ème va avoir 2 ans) j’en ai entendu et entends encore des vertes et des pas mûres.

    « J’allaite par radinerie et par fainéantise » coupe en général court à toutes les âneries qu’on pourra me dire. Parcequ’on ne peut pas contredire l’argument du prix: l’allaitement est gratuit, c’est un fait. Et qu’on ne peut plus me décerner la médaille du courage quand je me dit « faignasse qui n’a aucune envie de préparer et de laver des bibs »…

    Cela fait bien longtemps que je ne prends plus part aux polémiques dans la vie réelle (sur le net, je me dis que l’info écrite doit être exacte, pour tout ceux et celles qui liront un jour), je renseigne quand je sens un vrai besoin, une vraie curiosité et je coupe court quand on tente de m’expliquer que la cousine du voisin de la concierge avait du lait « pas nourrissant », que la concierge du voisin de la cousine n’avait « pas de lait » et que j’ai de la chance de pouvoir allaiter sans souffrir tout en me demandant si je ne me sens ni trop fatiguée, ni trop esclave…

    Réponse
    • Oui, cela m’est arrivé aussi de mettre en avant la gratuité de l’allaitement! Mais malheureusement, dans mon cas ça n’a pas suffit à mettre un terme à la conversation… au contraire, je suis devenue la baba cool incestueuse et radine à qui il faut à tout prix faire entendre raison « pour le bien » de l’enfant.
      J’ai longtemps fui les polémiques dans la vie réelle, moi aussi. Mais plus l’enfant prend de l’âge, et plus la polémique nous rattrape malgré nous je trouve…

      Réponse
      • Je suis explosée de rire pour la  » baba cool incestueuse et radine à qui il faut à tout prix faire entendre raison « pour le bien » de l’enfant ». C’est tellement vrai!

        Je le vis régulièrement avec ma meilleure amie qui ne comprends pas que j’allaite ENCORE et qui pense que j’affame mon dernier (un BB de 13 kg quand même) avec mon lait qui ne peut plus être nourrissant (certainement que la dlc est dépassée depuis longtemps)…

        J’ai du mal à comprendre certains commentaires sur la culpabilité, ton article me semblait vraiment clairement dédié aux « bien-pensants » qui veulent nous faire entendre « raison »…

        Je précise que je ne commence que très rarement sur le sujet, mais il suffit qu’ils soient spectateurs – ce qui devient de plus en plus rare, mon dernier ne tétant que 2 ou 3 fois par jour – pour que les gens se sentent obligés de poser des questions tout en me proposant leurs réponses (erronées pour la plupart…)

      • Oui, c’est exactement ce que tu dis: mon article est dédié aux « bien-pensants » que l’on est souvent amenés à rencontrer, qui aiment lancer eux même le débat et nous donner leur avis, souvent sans aucun fondement (et qui peut être blessant et nuisible).
        Mais je ne m’attendais pas bien évidemment en écrivant un tel article à ce que tout le monde comprenne malheureusement… certains commentaires que l’on peut trouver ici sont le triste reflet de ce que je dépeins dans l’article: l’agressivité des gens devant les vérités de l’allaitement, que ce soit dû à de la culpabilité ou autre chose. Je ne pensais pas en écrivant mettre le doigt sur un tel « tabou » malgré tout…
        J’espère pour toi que tu trouveras une solution pour faire entendre raison à ta meilleure amie, car cela doit être très dur de se sentir critiquée par quelqu’un d’aussi proche. J’ai la chance de ne pas connaître cette situation, et je pense que ça ne doit vraiment pas être simple!

  11. Je suis totalement pour l’allaitement mais ta phrase: « Si une maman qui donne le biberon ne culpabilise pas (pas tous les jours dans son coin, j’entend, mais lorsqu’elle s’entend dire par exemple que ça permettrait un meilleur développement cognitif de son enfant), pourquoi devient elle agressive ou se ferme t’elle devant son interlocutrice? »
    ben moi je répondrai peut-être aussi que ça la saoule que tu cherches à la faire culpabiliser à mort! (parce que c’est ce que tu fais).

    Et sevrer l’enfant avant ses deux ans, le plus souvent ce n’est pas parce qu’il faut bien le faire un jour mais souvent parce que maman, ben elle doit retourner bosser.

    Réponse
    • Je te trouve un peu hâtive à juger ce que je fais, ou ce que je ne fais pas. Au risque de me répéter, il n’est pas question dans l’article d’une réunion de propagande quelconque que j’organise chez des amis et où je déballe un sein avant de réciter par cœur les bienfaits de l’allaitement en pointant du doigt les mères qui donnent des biberons. Seulement il est rare, surtout lorsque l’enfant est un peu plus grand que ce que veux la norme française, qu’une assemblée reste muette lorsqu’on allaite devant eux, par exemple. Immédiatement, chacun y va de son commentaire, de son avis subjectif, et il nous faut subir tout un tas d’idées reçues et de jugements sans que l’on ai sollicité la moindre conversation. Le thème de mon article est simple: on peut alors choisir de se taire et laisser dire des absurdités, ou bien répondre par des faits, des informations, des données. Dire la vérité, à des gens qui soutiennent des aberrations et colportent des mensonges nuisibles.
      Je crois que tu te trompes de cible, Lily.
      Quant au sevrage dû à la reprise du travail de la mère, tu te trompes encore une fois. Tu serais surpriss de voir combien de mères tirent leur lait et allaitent encore leur enfant, malgré un travail à temps plein. Ça n’a rien à voir, c’est une question de volonté, d’organisation et d’information. Alors oui, je te l’accorde, beaucoup ne souhaitent pas s’embarrasser avec tout ça, mais choisir de sevrer son enfant même pour reprendre le travail est une décision, pas une obligation.

      Réponse
  12. Je n’ai pas trouvé le « clic » pour répondre à votre réponse. Je voulais juste vous dire que ce que j’ai écrit sur mon allaitement c’était un exemple de ce que je voulais expliquer : c’est parce que je suis ce que je suis que j’ai pu donner le meilleur en allaitant mon enfant (dans l’idée que la manière de nourrir son enfant était seulement un élément d’un tout que je trouve difficile de penser à part). Avec l’arrêt de mon allaitement, je voulais revenir sur la notion de « culpabilité », car si je lis beaucoup de témoignages sur la culpabilité de ne pas allaiter, j’en lis beaucoup moins sur la culpabilité que l’on peut ressentir parfois si on allaite sans aimer ça.
    Je ne voulais pas être agressive avec ma phrase « depuis quand dire un fait le prouve », c’est seulement la réaction que m’a inspiré votre réponse au commentaire de départ. Elle était quelque peu vivant, je vous l’accorde.
    Par contre, sans chercher à attiser un conflit, je trouve que savoir pour l’huile de palme et savoir pour les pesticides est des plus important. Je suis pour l’information, qu’elle aille dans un sens ou dans l’autre.
    Quant au mot « biberonnante », c’est marrant, mais je me suis posé la question en l’écrivant. Je le considère juste comme un raccourci pratique. Mais en effet, les mots employés sont porteurs de représentations.
    Mon post était en rapport avec la réponse que vous avez fait à un commentaire, en effet, pas spécialement avec l’article que j’ai trouvé plutôt drôle et bien écrit. Un pied de nez qui m’a fait rire.
    J’essaie juste de dépasser les clivages, parce je trouve, tout comme vous, a priori, le débat sans fin entre les pros et les anti assez stérile. En même temps, c’est un choix tellement intime que c’est normal que le thème déclenche les passions chez certains. Même avec la meilleure volonté du monde on se retrouve souvent jugeur ou jugé sans s’en rendre compte. La preuve avec nos échanges de post : je n’avais pas la sensation de vous juger et je suis sûre que vous n’aviez pas la sensation de me juger.

    Réponse
    • Non effectivement, je n’avais pas la sensation de vous juger, tout comme je n’ai pas la sensation que vous me jugiez.
      Je pense que l’on s’éloigne du sujet en se focalisant sur la notion de culpabilité, mais je vous rejoins sur le fait qu’on lit très peu de choses sur la culpabilité de ne pas aimer allaiter, et que c’est certainement un tort.
      Je comprend que ma réponse au commentaire ai pu vous paraître sèche et sans appel, mais je m’y tiens malgré tout. Il y a des choses qui ne peuvent être contredites, et la supériorité absolue de l’allaitement en est une. Je ne cherche pas à en discuter avec qui que ce soit là dessus, dans le sens où on peut effectivement dire « j’ai préféré le biberon » et que je n’ai rien à juger dans cette phrase (ce à quoi je me tiens, d’ailleurs), mais que j’estime que toute discussion s’arrête si l’on me dit « le lait maternel est moins bon que le lait artificiel pour l’enfant ». Ce sont deux choses différentes.

      Réponse
  13. moi je m’en contre-fou que les autres mamans allaitent ou non leur bébé, seulement je ne supporte pas qu’on me critique parceque je le fais, les reflexions du genre « ah tu l’allaites pour ne pas que les autres lui donnent le biberon » (dixit ma belle-mère) ou alors au moment des pleurs du soir « elle a faim cette petite, ton lait n’est pas assez nourrissant »…j’en passe et des meilleures…je veux juste qu’on celles qui sont contre me foute la paix en fait !

    d’ailleurs je ne comprends même pas pourquoi cela crée tant de conflits…

    Réponse
    • Je suis bien d’accord! Jamais il ne me viendrait à l’idée, en voyant une femme qui n’a rien demandé sortir un biberon et nourrir son enfant, de lui dire « Ah, et pourquoi tu l’allaites pas? Et ses défenses immunitaires, tu y as pensé? Et pour toi, gaffe au cancer du sein hein ». Non. Évidemment que non. Ça s’appelle le respect, tout simplement. Mais lorsque je devient la cible, sans avoir rien demandé, ou que de grosses généralités stupides bourrées d’idées reçues sont présentées comme parole d’évangile dans une conversation de groupe, alors là, ça ne va plus!

      Réponse
  14. Quant à BO, si tu repasses par ici, sache que j’ai délibérément choisi de ne pas diffuser tes 2 commentaires, car l’agressivité ne trouve pas sa place ici. A bon entendeur, salut.

    Réponse
  15. nan mais c’est juste nul cet article. on le sait que c’est bien l’allaitement. je vois pas en quoi vous avez besoin de rabaisser les mères qui n’ont pas pu le faire (manque d’info, de confiance) ou pas voulu le faire (oui c’est un droit et ça n’empêche pas le lien mère-enfant, le développement psycho affectif, etc). le ton est mesquin, vous ne faites que prêcher des convainques…. finalement je ne comprends pas bien le but d’un tel propos sinon que personnellement on s’en fout de votre avis, ça nous empêche pas non plus d’être des mamans aimantes et attentionnées, simplement chacun ses limites (et les vôtres on voit ou elles se trouvent). je suis déçue.

    Réponse
    • Vous êtes déçue… de découvrir un tel article sur la toile? Je ne pense pas qu’il soit le premier, vous savez.
      Au delà du fait que je n’ai pas souhaité donner « mon avis », dont je vous l’accorde on se fout complétement, mais faire un billet représentatif de ce que beaucoup de mamans allaitantes ont déja vécu. Et, quoi que vous en pensiez, mon but est atteint; je n’avais pas d’autres prétentions.
      Finalement, je retrouve dans votre ton exactement l’attitude que j’ai voulu dépeindre ici: une agressivité latente, et la phrase « on le sait que c’est bien l’allaitement. je vois pas en quoi vous avez besoin de rabaisser les mères qui n’ont pas pu le faire » correspond parfaitement à ça aussi. Vous vous sentez jugée par ce que je dis, alors que je juge pas ce que vous faites, je juge les réactions qu’il arrive de rencontrer lors d’une discussion. Mais vous recevez vous aussi « attention, on me traite de mauvaise mère », parce que vous choisissez de vous positionner en temps qu’agressée. Alors que, les seuls personnes qui pourrait légitimement le penser en lisant cette article, ce serait celles qui sont prête à se reconnaître ouvertement de mauvaise foi.

      Réponse
      • j’ai essayé d’allaiter sans y parvenir, je reconnais tous les bienfaits de l’allaitement, mais je me suis effectivement sentie agressée par votre article. je le trouve culpabilisant de mon point de vue (alors même qu’accepter ses propres limites est déjà dur). et je trouve que c’est d’autant plus difficile à vivre quand les remarques viennent de mamans qui ont certainement vécues un allaitement positif en y prenant énormément de plaisir.
        certains ont des remarques archaïques sur l’allaitement. je ne crois pas que votre article aille à son but de cette manière parce qu’à mon sens, pour commencer, ceux que ça n’intéresse pas n’iront pas lire des blogs sur le sujet.
        votre article est partagé par d’autres sur facebook et je ne suis pas seule à réagir de cette manière. sauf que les autres mamans qui réagissent sont aussi celles qui ont raté leur allaitement et qui l’avaient beaucoup investi.
        pour imager mon propos, vous êtes les bons élèves qui partagent ensemble les remarques qu’on fait sur les premiers de la classe. quid de ceux qui font tous les efforts du monde pour avoir le niveau?
        en tout cas, c’est bien de créer le débat mais je désapprouve la méthode car je trouve votre style mesquin à l’égard du reste de la société qui ne vous comprend pas. ça ne fait qu’alimenter l’éternel jeu du « c’est lui qu’à commencer………… »
        vous êtes pleine de ressources, d’énergie. à mon sens utilisez ce potentiel différemment pour faire passer votre message.

      • Je n’écris pas pour recevoir de conseils, que cela soit bien clair.
        Vous mettez néanmoins le doigt sur quelque chose d’essentiel en parlant du « reste de la société qui ne vous comprend pas ». C’est exactement ça, il y a un problème de compréhension, dû à un manque d’information. Vous choisissez de vous sentir agressée par mon article, néanmoins comme je l’ai déja répondu à un autre commentaire il ne s’adresse qu’aux personnes de mauvaise foi. Vous reconnaissez tous les bienfaits de l’allaitement? Alors vous n’êtes tout simplement pas concernée. Pour faire simple, ma critique est essentiellement à l’encontre des personnes qui sont contre l’allaitement, et non contre celles qui n’allaitent pas.
        Enfin, et surtout, si mon style vous parait mesquin, pourquoi me lire, tout simplement? J’accepte sans problème que cela ne vous plaise pas, ni ne souhaite vous convaincre d’aimer ce que je fais. J’appelle simplement à du respect, et vous n’en faites pas preuve en jugeant de ce que vous pensez être mon allaitement (« premiers de la classe », « allaitement positif », « énormément de plaisir »). Nous ne nous connaissons pas, je ne sais pas qui vous êtes, vous ne savez pas qui je suis. Et je ne parle pas ici de mon propre chemin, vos remarques me semblent donc totalement hors sujet.

      • J’allaite avec bonheur mon choupi de sept mois (et j’ai bien l’intention de continuer parce que j’aime ça) et je suis à 100% d’accord avec Eve. Ce genre d’article au ton supérieur et agressif fait du tort à la cause que vous croyez défendre. Je ne me permettrais jamais de dire à une mère qui nourrit son enfant au biberon qu’elle manque quelque chosse, en tout premier lieu parce que je ne le pense pas. Descendez de vos grands chevaux et bienvenue dans la complexité du monde réel.

      • Bienvenu à vous dans la complexité de l’humour et du recul.

  16. Très bon billet je voulais juste ajouter qu’ayant donner le bib et allaiter j’ai eu beucoups plus de réflexions désagréable en donnant le bib ce que j’assume totalement et que je ne regrette pas

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    • Il me semble que les réflexions désagréables ne devraient exister ni dans un sens, ni dans l’autre, de toutes façons. Il est anormal de critiquer une mère allaitante qui n’a rien demandé, et il est aussi anormal de critiquer une femme qui donne le biberon et qui n’a rien demandé. Cela vaut pour beaucoup de situations de la vie parentale malheureusement, où tout un chacun se pense autorisé à nous conseiller et nous critiquer alors que cela ne les regarde pas.

      Réponse
  17. Bonjour !!

    je n’ai pas lu tous les commentaires car il y en a beaucoup !! j’adore la façon dont l’article est tourné !! même si les propos peuvent paraitre un peu « sectaires » pour le coup !! lol

    Je suis une jeune maman de 8 mois (je suis jeune hein !!) et j’ai passé 2 ans avant bébé à surfer sur la vague « bio/portage/couches lavable/allaitement »… bien déterminée à faire tout ça, malgré les critiques autour de moi : « des couches lavables… hum… ça va vite te souler de laver !! », « allaiter : c’est nul… tu va pas montrer tes seins à nos amis non ?? »…

    Donc sur ces bonnes base, nous avons lancé doudou… (pas par la fenêtre hein 🙂 !!) et j’étais bien déterminer à l’allaiter…
    Mes raisons à la base, hormis le fait que ce lait est surtout adapté au plus juste aux besoins en temps réel à notre loulou (chose que tu ne précise pas dans ton poste d’ailleurs), était plutôt le côté pratique : gratuit, pas de biberons à laver, toujours à disposition… Et puis le côté fusionnel, la relation privilégiée avec son bébé…

    Mais en fait, point de côté fusionnel au rendez-vous… le côté « esclave de son bébé » à vite pris le dessus… je ne tirait pas assez de lait pour lui faire un biberon quand je voulais le faire garder… sachant qu’on avait un week-end de prévu à ses 1 mois 1/2 (déjà réservé pendant la grossesse)… je ne me sentais pas à l’aise de l’allaiter quand il y avait du monde à la maison… il était tout le temps au sein puisque dès qu’il pleurait la solution « tétou » était la plus rapide… Les pics de croissance nombreux au début… les tétées looonnnnngues… et répétées toutes les 3h, la fatigue…

    Alors oui je me suis sentie méga coupable… mais je ne pouvais plus allaiter… je culpabilisais de lui donner le sein à contre coeur… je culpabilisait de vouloir arrêter… alors j’ai finalement pris la décision d’arrêter… et comme il à de-suite accepté le biberon (et fait ses nuits en plus), c’est passé tout seul…

    Après il ne faut pas non plus jeter la pierre au lait infantile qui est quand même adapté au mieux aux bébés en général… et qui est bien pratique quand la maman ne se sent pas de donner le sein… Et les bébés ne sont pas plus malheureux quand même !! Et comme on le voit souvent, il vaut mieux donner un biberon avec amour que le sein avec dégout…

    Bien sur je regrette encore de ne pas avoir eu cette « passion de l’allaitement » comme j’aurai voulu avoir… et je retenterai pour un 2nd (s’il y a) car j’aimerai vraiment connaitre ça…et ne plus acheter 20€ de lait pas semaine… laver des biberons tous les jours RRRRRRR !!!!!

    Mais pour ça, il faudra que je me sente prête à être dévouée à mon bébé, à le faire passer avant moi (et un peu mon couple)… ce qui n’as pas été le cas avec mon doudou… mère indigne que je suis !! lol

    Pour finir, j’ai bien compris le message que tu (je me permet hein) voulais faire passer, qui est que les biberonnantes sont souvent réfractaires par rapport aux allaitantes… souvent par manque d’information, et peut être par déception de ne pas avoir tenté, ou aimé… un peu comme moi… il faut pas leur en vouloir… c’est tout à ton honneur de les informer…

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    • Je crois que toutes les allaitantes ont connu des moments de doute et de découragement. Certaines ont arrêté, d’autres pas, et c’est l’affaire de chacune de prendre cette décision. Mais je pense que dans ton cas, tu l’as prise en connaissance de cause, car tu t’étais informée, tu savais de quoi il retournait. Tu as « craqué », comme d’autres, sous toute cette pression à laquelle on est jamais suffisamment préparée. Maintenant, tu n’as peut être pas eu au moment adéquat les conseils judicieux d’une consultante en lactation pour gérer ta fatigue, comprendre pourquoi ton bébé était aussi demandeur (parfois l’allaitement en lui même n’est pas en cause, mais il suffit que l’enfant ait un soucis annexe comme un problème de digestion ou autre, et il devient pendu au sein jusqu’à en rendre sa mère chèvre). C’est aussi cela, militer pour l’information pour l’allaitement: c’est réclamer plus de consultantes en lactations, pour que tout le monde puisse bénéficier de l’aide de l’une d’entre elle, et aussi faire prendre conscience aux mamans que l’allaitement est comme toutes les expériences dans le sens où il comporte d’éventuelles difficultés auxquelles il faut être près à parer. Mais surtout, aucune femme ne devrait se retrouver seule devant celles ci. Mais il n’existe pas de « passion » de l’allaitement, ni d’honneur quelconque à informer. C’est normal, simplement.
      Par contre, je crois au contraire que si, il faut jeter la pierre au lait infantile. La liste des reproches que l’ont peut lui faire n’est pas exhaustive, mais je retiendrai notamment le fait que l’être humain n’est pas fait pour digérer les protéines de lait animaux et que selon la maturité du système digestif de l’enfant les dommages encourus peuvent être plus ou moins graves, que le lait ne vache n’est absolument pas le lait de substitution au lait humain qui soit le plus adapté mais que ceux qui le seraient plus reviennent beaucoup trop chers et ne sont donc pas proposés, etc.

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  18. Et juste pour rajouter car je viens de lire le dernier com’… Je ne comprend pas non plus pourquoi cette « pratique » fait tant d’histoires… pourquoi les gens qui ne sont souvent pas concernés (non mais de quoi je me mêle !!) se permettent de faire des réflexions… pourquoi tu allaite ? pourquoi tu donne le biberon (si si, on va commencé à en voir…)

    L’allaitement, comme des couches lavables, commencent à faire leur place dans notre société… et bientôt (j’espère) on n’entendra plus ce genre de réflexions (sauf des vieilles pies bien sur… la plupart du temps des femmes qui ont été obligées d’allaiter ou de laver du caca, car pas le choix, et en ont été traumatisées)

    Comme pour la cigarette, nous avons le choix ou non d’allaiter ou pas (de porter ou pas, laisser pleurer ou pas, laver du caca ou jeter des couches qui puent…) et c’est cela notre chance !! alors profitons en au lieu de se gâcher l’existence à polémiquer sur le pourquoi du comment telle ou telle personne à décidé de faire ça ou autre chose, différemment de nous, et que cela ne nous convient pas !! mdr… Soyons tolérant crotte !! mdr…

    D’ailleurs, promis je ne ferai plus de réflexions aux personnes qui ont décidé de mourir d’un cancer du poumon en faisant le choix de fumer !! hi hi

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    • Je ne suis pas d’accord avec tes comparaisons, même si je comprend bien dans quelle optique tu y as recours.
      Seulement les couches lavables, en temps qu’initiative écologique pour la plupart des mamans, n’est en cela en rien comparable à l’allaitement qui correspond véritablement à un besoin de l’enfant. l’enfant aura un réflexe de téter le sein inné, alors que nous lui imposeront des couches quelles qu’elles soient… l’évolution des mentalités sur l’un ou l’autre de ces deux sujets ne revpet pas la même importance, du coup.
      Comme pour la cigarette… un fumeur qui ne fume que chez lui où dans les endroits où il y est autorisé ne nuit pas aux autres, il est le seul concerné. Dans le cas de l’allaitement, deux personnes sont concernées, dont une qui n’a pas eu à donner son avis et qui pourtant a le plus à perdre dans l’histoire. C’est le choix d’une personne, qui en engage deux.

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  19. on n’arrive pas à se comprendre. je crois alors qu’au fond c’est juste une histoire de ton qui nous oppose. je ne tenais pas à vous offenser. bonne continuation pour ce blog très fin.

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  20. Rocheteau Eve écrit ceci : «  »sauf que les autres mamans qui réagissent sont aussi celles qui ont raté leur allaitement et qui l’avaient beaucoup investi. »
    On touche le sujet en plein dans le mille là 🙂 Pour ma part, j’évite justement (trop) souvent de dire une des ces 10 phrases politiquement incorrectes pour ne pas blesser des mamans qui n’auraient pas réussi à allaiter, souvent par manque d’infos. Et je trouve ça bête. Mais je ne suis pas qqun qui a envie de prendre le temps de se justifier à longueur de temps alors souvent par fainéantise ben je ne dis que des choses politiquement correcte (tout en continuant de faire comme je veux 🙂 ).
    Mais bon, il est vrai qu’à force de ne pas vouloir froisser les gens, on participe également à la diffusion de fausses croyances. A force de ne pas dire la vérité (ou plutôt de laisser dire des choses fausses) on cautionne le fait que des mythes perdurent (« ma belle-soeur n’avait pas de lait »). A force de se la jouer politiquement correcte en voulant caresser tout le monde dans le sens du poil on participe au risque que de fausses infos continuent à être véhiculés et qui contribuent justement à la difficulté de la mise en place de l’allaitement (exemple : le sein c’est toutes les 3h, et 10min. par sein! »). Donc, pour que les mamans ne culpabilisent plus de ne pas avoir réussi à allaiter comme elles l’auraient voulu, je pense qu’il est primordial de ne pas rester « politiquement correcte » justement. Ca n’a rien a voir avec le fait de juger ou de faire culpabiliser, il est simplement question d’énoncer des vérités (« l’OMS recommande l’allaitement jusqu’à 2 ans » ou « il est parfois possible d’allaiter en ayant repris le travail ») et non d’émettre des jugements de valeurs (« tu es une moins bonne mère car tu n’as pas allaité/car tu as raté ton allaitement »).

    Quant à dire que les remarques de mamans allaitantes ici sont le fruit de mamans ayant vécu un allaitement idyllique en ayant de beaucoup de plaisir, c’est un raccourci bien facile.

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    • Entièrement d’accord avec toi Sandra. Longtemps j’ai moi aussi préféré ne pas répondre, laisser dire, mais finalement je crois que l’adage est vrai: qui ne dit mot consent. Ce qui m’a fait réagir, c’est lorsque ma fille a commencé à parler un peu, à s’intéresser aux conversations, à comprendre. Je ne voulais plus laisser dire des bêtises devant elle sans rétablir la vérité, pour qu’elle apprenne ce qu’est réellement l’allaitement, et qu’elle continue à s’y sentir épanouie à tous les niveaux sans pâtir de tout cela.

      Réponse
    • Je laisserais mon commentaire sous celui de Sandra, dont je partage l’opinion. Et tout comme elle, je ne trouve pas évident d’énoncer les vérités politiquement incorrecte au sujet de l’allaitement. Alors chapeau pour cet article.
      Et tout comme toi Need ForDreams, cela m’attriste d’être une « militante pro-allaitement ». Parce qu’on ne devrait pas avoir à militer pour quelque chose de si naturel, tout comme on trouve socialement normal qu’une maman qui donne le biberon n’a pas à être critiqué.
      Et quand je parle de militer, je défend simplement MON allaitement, car on me pose beaucoup de questions, on m’énonce des « faits » totalement erronés et blessants.

      J’ai 2 petites filles de 2 ans et 8 mois que j’allaite. Et si j’en crois mon entourage, rien que de ce fait, je suis une maman poule qui étouffe ses enfants et qui les empêche de grandir (limite pour certain je suis incestueuse). Pourtant, les gens qu’on rencontre et qui ne savent pas que j’allaite trouve mes enfants très épanouis, débrouilles et indépendants. Enfin surtout pour la plus grande, à 8 mois, c’est normal d’être encore beaucoup à proximité de sa maman.
      On m’a même cataloguée de « sectaire » lorsque j’ai tenté de justifier mes convictions sur l’allaitement, alors même qu’on m’incitait à arrêter l’allaitement au profit du biberon.

      Et tout à fait d’accord avec le dernier paragraphe de Sandra. Personnellement j’ai rencontré énormément de difficultés d’allaitement (crevasses, mastites à répétition, stase de lait, bébé qui ne tète pas correctement, entourage totalement « pro-biberon »), et pendant de long mois je n’y ai pris aucun autre plaisir que le fait de savoir que je donnais le meilleur lait à mon enfant. Et pour tout avouer, certains jours, cela me pèse. Surtout d’être incomprise. Donc ne pas croire que tout est beau tout est rose du côté des allaitantes, simplement nous sommes si convaincues qu’on ne recule pas devant les difficultés, on fait tout ce qu’il faut pour les affronter, on les surmonte. (Et par là, je ne veux pas dire que celles qui ont abandonné n’étaient pas assez convaincues bien sûr que la vie est plus compliquée et qu’il arrive parfois que la difficulté soit insurmontable).

      Réponse
      • Je crois que très peu de difficultés concernant l’allaitement sont insurmontables, mais beaucoup sont insurmontées parce que la situation, l’entourage, le contexte n’aide pas et empire le problème de base.
        J’imagine qu’il doit être réellement difficile de faire admettre autour de soi un co-allaitement, j’admire les femmes qui s’affirment dans ce choix encore plus polémiqué!
        Comme toi, j’ai longtemps voulu défendre uniquement MON allaitement, mais j’ai fini par me demander ce qu’il adviendrait de ma fille dans une vingtaine d’années lorsqu’elle voudra nourrir son bébé. A l’allure à laquelle le nombre de mère allaitantes diminue depuis des siècles pour d’obscures raisons (enfin… pas si obscures que ça, mais je n’arrête pas de demander à tout les commentateur de revenir au sujet de base de l’article et de stopper les digressions, alors je vais éviter de le faire moi même. lol) , et celle à laquelle se propagent des contre-verités, aura t’elle seulement le choix de donner le sein lorsqu’elle mettra son enfant au monde? C’est (aussi) pour ça que je milite.

  21. Je crois que là où ça blesse, c’est que ça vient parfois chercher des histoires très personnelles. Ce ne sont pas toutes les mamans « biberonneuses » qui se foutent de l’allaitement. Je fais partie de celles qui ont « raté » 2 allaitements (1er à l’hopital et 2ième 2 mois). Pas par manque de volonté où par égoïsme, mais pour des raisons qui me sont uniques (disons en gros un manque de support, autant médical que familial). C’est un très gros deuil à faire. On sait très bien que l’allaitement est meilleur, mais de se le faire reboutter dans la face encore et encore alors que le deuil est très difficile à faire, ça n’aide vraiment pas la cause, et ça positionne les mamans sur la défensive.

    À défaut de l’allaitement, on donne le « next best thing ». Un peu comme un diabétique prend de l’insuline. Je considère un peu la formule comme un médicament. C’est pas le mieux, mais c’est une alternative quand ça fonctionne pas comme on l’aurait voulu. Et je crois que certaines allaitantes ont de la misère à accepter qu’un enfant à la formule peut grandir sans manquer de rien.

    J’allaite maintenant encore ma petite 3ième qui a 11 mois (en mixte depuis maintenant 1 mois, car je me suis retrouvé à l’urgence pour fatigue extrème). Je compte continuer jusqu’à ce que ça ne fonctionne plus pour l’une ou l’autre. Pas de pression ni pour continuer, ni pour arrêter.

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    • Je sais parfaitement que l’échec d’un allaitement est un très gros deuil à faire, et je ne l’ai jamais nié (et surtout pas dans ce billet). Je pense d’ailleurs que les femmes qui ont a le vivre ne sont pas assez soutenues dans cette épreuve la plupart du temps, malheureusement.
      Là ou tu te trompes, c’est lorsque tu dis « on sait très bien que l’allaitement est le meilleur ». Qui est « on »? L’ensemble des mères qui donnent des biberons? (et pas qui « biberonnent », pitié, ce ne sont pas des alcooliques). Non, tout le monde ne le sait pas. Encore ici, dans ce fil de commentaires, certains remettent en question la supériorité prouvée de l’allaitement. Et ce sont toutes ces idées reçues qui ont la dent dures que je critique dans ce post, pas les décisions des autres. En fait je ne parle pas de pratiques, mais de théories. Et il n’est d’ailleurs pas question non plus de « reboutter dans sa face » quoi que ce soit à quelqu’un, je prenais l’exemple d’une discussion de groupe qui tourne à l’allaitement; effectivement, si tout le monde était informé, conscient de ce qu’est réellement l’allaitement, prononcer ces 10 phrases ne serait jamais nécessaire. Je rêverais de ne pas avoir à les dire, et de ne pas risquer de faire de la peine à quelqu’un qui lui sait déjà tout ça et souffre. Mais pour tout les autres qui pensent encore que le lait artificiel est « maternisé », que beaucoup de femmes manquent de lait et que passé un certain temps celui ci périme, alors non, je ne peux pas me taire.

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  22. Lyny : mais est-ce qu’éviter de dire ce genre de phrases « politiquement incorrectes » va aider la cause? Que faut-il faire? Se la fermer quand tante Agathe prétend que le sein c’est toutes les 3h et que le manque de lait est courant, sous prétexte que ça pourrait culpabiliser encore plus d’autres mères qui auraient « raté » leur allaitement?
    Oui il est évident que ça positionne les mamans sur la défensive, mais ne sont sur la défensive que celles qui culpabilisent. Celles qui culpabilisent ont certainement dû arrêter l’allaitement sur de mauvais conseils et/ou manque de soutien et personne ici n’est en train de leur jeter la pierre!!! C’est malheureux mais ce n’est pas en caressant tout le monde dans le sens du poil qu’on aidera les mères à avoir plus de soutien et surtout accès aux bonnes infos!

    Pas de pression ni pour continuer, ni pour arrêter, je trouve ça parfait 🙂

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  23. En fait je parlais de celles qui ont du en faire un deuil. Des cas « plates » qui n’ont même pas essayé pour des raisons tout à fait égoïstes, j’en connais aussi. On en a toutes rencontré. Ce que j’essais de dire, c’est qu’on peut être très bien informées sur l’allaitement, et devoir y renoncer quand même, de soi-même ou de force.

    Mais je pense que parfois, on idéalise tellement l’allaitement (ex: c’est la plus belle chose au monde, c’est tellement agréable, ect…) que la chute est d’autant plus haute quand il y a échec. Il faut dire les vraies choses, mais pas juste les belles.

    Réponse
    • Oui on idéalise beaucoup trop l’allaitement je suis d’accord! C’est pourquoi il est d’autant plus important qu’on informe beaucoup mieux les mamans et qu’on les aide bien plus. Non c’est PAS toujours simple, c’est PAS inné pour tout le monde, et les débuts peuvent être parfois très chaotiques! Et à mon avis, dans ces moments difficiles, si la maman n’a pour seul conseil « oh mais passe au biberon, tu te compliqueras moins la vie » (et que désemparée c’est ce qu’elle fait… c’est ce que j’aurais peut-être fait aussi si je n’avais pas eu une sage-femme extraordinaire pour m’aider au début!), au lieu de recevoir une véritable écoute et soutien, c’est là où elle risque le plus de culpabiliser des mois/années après…! Une qui a vraiment les clés en mains pour y arriver, qui a véritablement le choix, qui « n’abandonne » pas faute de bons conseils mais simplement parce que c’est ce qu’elle juge le mieux à ce moment là ne culpabilisera pas et ne sera pas sur la défensive quand on énumère les bienfaits de l’allaitement. Dans mon monde idéal ça serait comme ça en tout cas 🙂

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    • T’a t’il semblé que l’on idéalisait l’allaitement par ici?
      Concernant les personnes très bien informées sur l’allaitement qui y renoncent malgré tout, alors pourquoi devraient-elles devenir agressives dans une conversation de groupe? Il va sans dire que si quelqu’un venait sciemment leur parler à elles seules à part pour vanter les mérites de l’allaitement comme pour les narguer, il y aurait de quoi s’énerver! Mais dans une conversation entre plusieurs adultes, comme il est ici question, serait il légitime de s’en prendre à quelqu’un parce que soit même on se sent mal? Je pense pour ma part que ces personnes ne le feraient pas, d’ailleurs. Ce n’est donc pas d’elles dont je parle ici.

      Réponse
  24. C’est quand même assez drôle que les réactions qu’on lit dans les commentaires reflètent exactement ce qui est décrit dans l’article 😉 Comme quoi ca doit pas être si éloigné de la réalité que ça.

    Réponse
    • Merci Fabienne, je commençais à me sentir un peu seule, là…

      Réponse
      • mais c’est VRAI que c’est culpabilisant, de savoir que tu fais pas le mieux du mieux pour ton enfant, c’est pour ça que même si ce n’est pas dit de manière agressive ou didactique, c’est ressenti comme ça par celles (dont je suis) qui ne suivent pas à la lettre les prescription de l’OMS, et on a toutes des bonnes raisons, qui peuvent être pratiques (reprise d’activité) ou simplement de l’ordre du bien être, moi quand j’ai sevré ma fille ( à 14 mois) je ressentait un vrai besoin de récupérer mon corps pour Moi, de ne plus le partager…

        Ce n’est pas que ces phrases sont politiquement incorrectes, c’e’st qu’elles sont ressenties comme des attaques, même si ce n’est pas l’intention de celles qui les écrivent. C’est comme si on disait aux « biberonneuses » comme vous les appelez qu’elles ne sont pas des « bonnes » mères…

        Alors oui, il y ce qui est recommandé, et ce que l’on peut faire tout en se respectant, et là, chacune ses limites.

      • Oui, bien sûr que cela doit être culpabilisant de SAVOIR que tu ne fais pas le mieux pour ton enfant, évidemment. Mais dire ces phrases, informer (car on en revient toujours à ça), n’est pas culpabilisant, ce n’est pas fait pour culpabiliser une ou des personnes. Il énonce une vérité, il est différent de dire « l’allaitement est le mieux pour un enfant » et « toi tu n’allaites pas/plus, tu ne fais pas le mieux pour ton enfant ». Les mots que j’utilise dans cet article sont choisi justement, il n’y a pas de « tu », de « vous » dans ces énoncés. C’est voulu. Seulement il est impensable d’arrêter d’informer le plus grand nombre, et surtout d’arrêter de contrer des aberrations toujours diffusées à propos de l’allaitement, pour ne pas heurter des culpabilités déjà existantes, aussi douloureuse soit elles et quelques soit la compassion de celui qui parle.
        Et je ne les appelle pas des biberonneuse, non.

  25. Cet article reflète vraiment la réalité et comme le dit Fabienne, les commentaires également…
    J’ai été surprise aussi de lire un commentaire d’une maman qui a allaité puis arrêté et qui se sent agressée… J’ai allaité 6 mois et arrêté et je ne me sens pas agressée. Il faut dire aussi que j’ai arrêté à contre coeur, je n’en suis pas remise depuis 4 mois, ça a été un véritable déchirement (classique confusion sein / tétine… ma faute).

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    • Je ne crois pas qu’il y ait de « faute » dans un pareil cas, je crois que l’important est de faire de son mieux en étant conscient de ce qu’est réellement l’allaitement. Mais quand ça foire, le deuil doit déjà être suffisamment difficile à vivre tout seul, pas la peine de s’en rajouter avec une culpabilité superflue! :o)

      Réponse
  26. Militante pro-allaitement, j’ai informé de nombreuses copines au moment de leur grossesse et réussi à en convaincre un beaucoup d’allaiter, mais pas toutes. Au début, j’étais vraiment véhémente, comme tu l’es dans ce billet, quand je voyais une amie s’orienter vers le biberon sans même essayer d’allaiter. Maintenant, je le suis moins. Parce qu’effectivement, l’allaitement s’inscrit dans un contexte émotionnel,familial, une histoire de la nouvelle mère (avec son corps, avec sa propre mère, etc…) très personnelle, et qu’on ne connaît pas ou pas en détail. Donc on n’entend que le discours verbal sans entendre l’histoire sous-jacente qui le créé.

    Cela dit, ces amies qui ont opté pour le biberon n’ont jamais prétendu que le lait de formule était MEILLEUR. Mais l’argument du papa qui participe d’avantage, en revanche, revient à tous les coups. C’est difficile de ne pas rationaliser a posteriori des choix intimes. Il faut avoir une sacrée connaissance de soi et se surveiller constamment pour ne pas se livrer à cet exercice d’auto-argumentation. Pour admettre tout simplement que  » j’en ai pas envie, c’est mon choix, point » sans ajouter que « le lait Nesprout est bien conçu, c’est aussi bon, et pis ma mère et ma grand-mère n’avaient pas assez de lait alors ça sert à rien que j’essaye ».

    Il y a une vraie passion dans ce débat sein/biberon, des tensions trop vives de part et d’autres, parce qu’on touche à la survie des plus fragiles et à l’intime de la relation familiale.

    J’en ai entendu pas mal, des phrases désobligeantes pendant que j’allaitais. Mais les femmes qui donnent le biberon ont les oreilles qui teintent aussi, malheureusement. Alors, rappeler les faits scientifiques et les recommandations santé, oui ! Après tout, je n’ai jamais vu quelqu’un s’exciter quand on rappelle qu’il faudrait manger 5 fruits et légumes frais, même si cette personne est abonnée aux pizzas.
    Mais le ton de ton article est un poil trop soutenu pour rester neutre et non-agressif. C’est exactement ce que j’aurais pu écrire quand mon fils avait 18 mois. Aujourd’hui 3 ans après, je suis plus modérée dans ma façon d’aborder l’allaitement. Sans doute parce que quand on se sent soi-même agressée comme tu peux l’être en ce moment, on a tendance à réagir vivement aussi !

    Une remarque en passant : concernant le développement cognitif, les connaissances scientifiques ne sont pas aussi claires que pour les 9 autres points abordés (parfaitement et moultes fois prouvés). Les meta-études bilan révèlent de nombreux biais dans les études publiées, essentiellement socio-démographiques, qui invalident les résultats concernant la différence de QI. ça ne veut pas dire que cette différence est effectivement inexistante, juste qu’à l’heure actuelle les études effectuées ne sont pas (encore ?) suffisamment concluantes.

    Réponse
    • Merci, la nuance ne fait jamais de mal!

      Réponse
    • Je pense que nous sommes sur la même longueur d’onde, à quelques nuances près.
      Concernant le ton de l’article, il s’inscrit dans une démarche globale sur mon blog, ou tout ou presque est abordé sur ce ton. J’ose espérer que la majorité des lecteurs ont pris conscience qu’il est très fortement teinté d’humour, et donc de caricature de part et d’autre. J’écrivais d’ailleurs ce texte au départ pour un blog participatif sur l’allaitement, mais j’ai choisi de le publier avant tout ici car je l’estimais trop « provoc » s’il était isolé du reste du blog: ici, il s’inscrit dans un contexte, et ça change beaucoup de choses. D’autre part, contrairement à ce que j’ai pu lire en commentaires, il ne défend aucune cause, c’est un bout d’écriture jeté sur la toile qui n’a absolument pas pour but de convaincre qui que ce soit; simplement mettre des mots sur ce que certaines ont déjà vécu, et si possible les en faire sourire. Dans ce sens, je suis satisfaite du résultat, et n’en déplaise aux détracteurs car c’est tout ce qui m’importe.
      A coté de ça, je n’ai jamais cherché à convaincre des amies d’allaiter. Je parle de l’allaitement, oui, mais uniquement lorsqu’on me pose des questions, lorsque la conversation est lancée, mais je ne m’immisce pas de moi même dans cette réflexion de la maman. J’allaite devant elle, ça envoie je pense un message suffisant pour qu’elles sachent que je suis là si elles veulent du soutien sur ce sujet. Mais ça s’arrête là.
      Concernant le développement cognitif, je te rejoins sur le fait qu’il faudrait encore de nouvelles études pour confirmer (ou non) celles qui ont déjà été faites. Malgré tout, des études ont déja tiré des conclusions dans ce sens pour l’instant même si elles gagneraient à être étoffées, et dans l’attente de nouveaux résultats dans un sens ou dans l’autre, il me semblerait aberrant de rester tiède parce qu’on en a pas eu « assez ». Comme pour d’autres sujets d’ailleurs, tant que rien ne vient changer la donne, je trouve préférable de s’en tenir à ce qui est déjà étudié momentanément.

      Je vois beaucoup de personnes qui commentent ici en soutenant n’avoir jamais rencontré quelqu’un soutenant que le lait artificiel était MEILLEUR pour l’enfant. J’affirme pour ma part en avoir rencontré, et plus d’un, et je ne suis pas la seule. C’est d’ailleurs à ces personnes là, et elles seules, que s’adresse ce texte (si tant est qu’il ait réellement de destinataire!). Je répond au reste des commentaires car évidemment le sujet m’intéresse et je trouverais dommage de ne pas respecter assez mes lecteurs pour continuer avec eux une conversation si vaste, mais malgré tout nous nous éloignons totalement du sujet de base du post actuellement.

      Au delà de ça, je ne me sens pas agressée actuellement, à vrai dire. Je crois d’ailleurs ne m’être jamais sentie agressée vis à vis de mon allaitement. Mon allaitement, c’est quelque chose d’intime, qui n’appartient qu’à moi, et dans ce sens les remarques, préjugés, et autres âneries ne m’atteignent pas. Mais concernant l’allaitement en soit, qui est un objectif de santé publique, là je suis consciente de l’agression, et des dommages qui perdurent.

      Réponse
  27. Ceci dit, je comprend que ce qui vous énerve ici, c’est la mauvaise foi, je suis complètement d’accord, mais il faut savoir qu’un « fait » scientifique n’est pas forcément crédible pour tout le monde, exemple: le créationnisme.

    Ce n’est peut-être pas juste de la mauvaise foi, mais plutôt un ordre de valeur qui place l’expérience avant la théorie, car l’allaitement à la demande jusqu’à 2ans cela peu paraître fantaisiste pour certaines femmes qui ont toujours entendu qu’avoir du lait était une chance presque unique (!), à qui l’on a rabâché depuis des génération que le lait en poudre c’est plus hygiénique (re:!) et surtout qui ont pu « constater » tout ça de leurs propres yeux.

    Les recommandations de l’OMS, ça devient les scientifiques qui n’y connaissent rien à la vraie vie et qui se permettent de donner des conseils, et de juger!

    Enfin bon, tout ça pour dire que si ces phrases sont polémiques, c’est d’une part parce qu’elles peuvent faire mal, -même sans mauvaise intention- et d’autre part parce que la science n’est pas une référence de vérité pour tout le monde.

    Donc, un peu d’indulgence et de patience!

    Réponse
    • « Il faut savoir qu’un « fait » scientifique n’est pas forcément crédible pour tout le monde »: c’est bien le problème. Presque tout mon « énervement » est résumé par cela.
      Je persiste à dire que le fait que ces phrases puissent faire mal n’est pas une raison pour prendre le risque de ne pas diffuser leur message et laisser dire l’inverse. Il est nécessaire que les vérités sur l’allaitement soient connues de tous, et c’est à cette unique condition que les mamans qui décident de donner un biberon feront un vrai « choix ». Actuellement, ce choix est une illusion, car tout ce qui les entoure ne leur donne pas toutes les cartes en main.
      Enfin, je le dis et le répète, je n’écris pas pour recevoir de conseils, de quelque ordre que ce soit.

      Réponse
      • Je suis complètement d’accord sur le fait d’informer, mais il faut accepter que cette information est culpabilisante en soit, qu’elle émane de toi ou de quelqu’un d’autre et dite de quelque manière que ce soit.

        Mais si tu veux le fond de ma pensée, je pense aussi qu’il faudrait mener une véritable campagne d’info, tout en insistant sur le fait que dans tous les cas, il faut faire les choses en conscience, dans le respect de soi-même et dans la bienveillance vis-à-vis de ses enfants.

        Je ne crois pas à l’information pure, je pense qu’elle doit être commentée, justement dans un objectif de dé-culpabilisation, car quand on se sent agressé (je dis ça en général), on a rarement envie de faire des efforts ou d’écouter les arguments des autres!

      • Je crois quant à moi que l’information pure suffit, que si une véritable campagne d’information qui se voudrait le plus complète possible était lancée, il n’y aurait pas besoin de déculpabiliser qui que ce soit. Par « complète », j’entend qu’il y serait question non seulement de tous les bienfaits que j’ai mentionnés ici (et j’en passe), des dangers du lait artificiel, mais également des difficultés possibles lorsqu’on allaite, des différents ressentis, des bouleversement impliqués, etc. Qu’il y ait carte sur table, et surtout des solutions proposées, une écoute, un soutien. Que le biberon devienne l’ultime recours, quand tout a été tenté avec et pour la maman.

  28. C’est étrange comme l’article est tourné différemment de vos débats enflammés. Perso, je trouvais l’article un peu bizarre « langue de bois » et lorsque je lis mieux les témoignages, je retrouve le débat enflammé et passionné (donc passionnant) entre femmes allaitantes et celles non allaitantes… avec toutes les petites phrases « assasines » des deux côtés.
    C’est là que je me dis que le fossé est encore ENORME, et surtout que la forme est plus importante que le fond… pour ne pas blesser autrui même involontairement :- )
    Etant pour la promotion de l’allaitement maternel en France, je dis cependant attention à la tournure des phrases écrites. Car, en face à face il y a des regards, des gestes, des sourires qui atténuent toujours un peu les propos (même passionnés).
    Les limites du net quoi !
    Ce n’est pas volontairement qu’on se déchire, mais on se déchire quand même. Quel dommage !

    Réponse
    • A vrai dire, je ne souhaitais pas ouvrir par cet article le sempiternel débat sur l’allaitement, mais je me doutais bien qu’il serait inéluctable d’en passer par là. Pourtant, le sujet du billet n’était pas vraiment là…
      C’est délibérément, et non par passion, que je choisi mes mots pour parler de l’allaitement. J’aime que ne soit entendu de mon propos que ce qu’il dit réellement, et dans ce sens je ne crois pas qu’un sourire ou un regard y changerait quelque chose. Même si je vous l’accorde, cette façon de penser m’est propre, et peu la partagent. Cela dit, dans cet océan de phrases que je veux objectives, je me permets tout de même une façon d’être qui n’appartient qu’à moi 🙂

      Réponse
      • Je répond au message d’avant, parce qu’il y a pas le petit bouton en dessous de ton post:

        En fait je crois qu’on est d’accord, quand je parlais d’info « commentée », je voulais dire la même chose que ce que tu appelles info « complète », c’est-à-dire, que c’est pas toujours facile, et que l’important c’est surtout de faire de son mieux pour apporter le meilleur à son enfant, que faire de son mieux, c’est faire ce qu’on PEUT. Voilà, tes histoires de témoignages, de ressentis et tout ça c’est à ça que ça vise non? à informer complètement sans juste dire: l’allaitement c’est jusqu’à 2ans, point.

        Parce que c’est là le danger d’entendre « je suis une mauvaise mère », et de se braquer.

      • Voila, on est d’accord! :o)

    • Je cite Cacendre : « avec toutes les petites phrases « assasines » des deux côtés. »
      ??
      C’est drôle, car autant le débat peut sembler « passionné » (et encore… je trouve le tout encore assez modéré, hormis 1 ou 2 commentaires peut-être), je n’ai pas eu la moindre impression de phrases assassines…?
      Peut-être que c’est à force de traîner sur des forums/blogs, je ne les aperçois même plus?! 😉
      Des arguments, des personnes sur la défensive, de la culpabilité sous-jacente, tout ça oui, mais des phrases assassines je ne crois pas. (bon après j’avoue que j’ai pas tout relu les commentaires pour vérifier hein 😉 )

      Réponse
      • J’avoue avoir relu les commentaires à la recherche de ce que Cacendre décrit comme « des petites phrases assassines des deux côtés », sans réussir à les identifier. Peut être que j’ai moi aussi vu tellement pire que mon regard est blasé.

  29. Bonsoir à toutes !

    Juste un petit mot pour préciser que OUI, les femmes qui ne peuvent VRAIMENT pas allaiter, ça existe… malheureusement…
    Après une césarienne en urgence, je n’ai JAMAIS eu de montée de lait. Bien prise en charge, puisqu’ayant accouché dans une clinique « ami des bébés » et suivie dés le 4ème jour par une consultante en allaitement, j’ai TOUT essayé : homéopathie, tisane, fénugrec, ovomaltine, bière sans alcool…

    Pendant une semaine j’ai cru que c’était bon, je ne complétais plus et mon p’tit loup pleurait très souvent, je pensais à des coliques… En allant faire un contrôle chez la sage femme, on s’est rendu compte qu’il avait perdu 110g en moins d’ 1 semaine… Mon pauvre bébé avait juste faim…

    On est passé à plus « sérieux » : motilium, pour ses effets secondaires : RIEN DU TOUT !!! Au final elle m’a adressé à une autre consultante, qui était en + médecin, donc + de libertés pour me prescrire d’autres choses… J’ai donc essayé quelque chose qui ne s’essaie pas souvent: le glucophage. C’est quelque chose d’utilisé parfois en cas d’OPK (ce qui est mon cas). Et RIEN non plus…

    En parallèle, je nourrissais mon loulou à l’aide d’un DAL et je stimulais au tire lait. Mon titi souffrait de reflux, on a du passer à un lait épaissi, il ne passait plus dans les tuyaux du DAL, c’est le moment ou j’ai dis stop… Il avait 2 mois. J’ai beaucoup pleuré mais ça devenait vraiment plus possible. Je garde une tétée câlin pour de temps en temps, car j’ai toujours un peu de lait (je tirais entre 20 et 40 ml en fonction des fois, pour les deux seins…).

    Et pourtant mon allaitement j’y tenais… j’avais dévoré Thirion pendant ma grossesse, et maintenant je la maudis, parce que moi aussi j’ai cru qu’il était impossible de ne pas pouvoir allaiter… Parce que je suis tombée de haut et j’en ai souffert et j’en souffre encore… Et que je sens bien le scepticisme quand je dis à des pro-allaitantes que non, vraiment, je n’ai pas pu allaiter…

    Réponse
    • Mais bien sûr que ça existe, Amandine! C’est bien pour ça que même dans mon article ou je caricature un peu le tout, j’ai clairement précisé « le manque de lait n’existe que dans de très rares cas », et surtout pas « le manque de lait n’existe pas », comme on le lit trop souvent. C’est nier la souffrance de celles à qui ça arrive, et en rajouter une couche. Et ça, aussi rare soient elles, c’est inadmissible. Le pro-allaitantes qui restent sceptiques devant ton histoire feraient bien d’aller réviser leurs bases.

      Réponse
    • Oui cela existe, dans de rares cas, chose que je ne conteste absolument pas!

      J’imagine bien que tu dois en croiser des sceptiques, c’est pourquoi c’est inadmissible que cette justification de « je n’avais pas de lait » reviennent encore et toujours à tous les coins de rue, chez chaque belle-mère, tantes et même médecins (!), on le dit vraiment pour tout et n’importe quoi, pour un oui pour un non, que cela soit à cause d’un pic de croissance ou parce que bébé a accepté 50ml de « complément » après avoir tété, c’est la faute à « pas de lait », et c’est grave car quand c’est VRAIMENT le cas, même les plus calées en matière d’allaitement peuvent émettre un doute :/

      Bien-sûr qu’on tombe de haut quand on vit cela, je te comprends, c’est pourquoi il est d’autant plus important d’accompagner les mamans, dans les bons ET les mauvais moments, et de faire passer les informations JUSTES (positif et négatif), et dire que le manque de lait PEUT exister en fait partie, mais dans de très rares cas. Et ensuite les cas comme les tiens seront justement pris un peu plus au sérieux pour ne plus que tu sentes ce scepticisme… :/

      Bonne suite à toi et profites des tétées câlins! 😉

      Réponse
  30. Pingback: 10 phrases d’allaitante politiquement incorrectes « Je suis une Seinte

  31. bonjour, moi j’ai 4 enfants et differentes experiences : je n’ai pas allaité le 1er par manque d’infos, des soucis grave de santé à sa naissance m’ont fait croire que c’etait plus facile au bib …..j’ai bien regretté, le 2eme à la clinique ils ont di donner le sein toutes les 4 heures….manque d’info ….quand j’ai recupéré mon fils au bout de 5 jours de couveuse et qu’il etait au bib et moi jamais donné le sein j’ai pleuré!!! Manque d’info j’ai donné des compliments j’ai allaité 8 mois environ , 3 eme enfant 15 jours de couveuse j’ai tiré mon lait ,allaitement mixte bib de mon lait et allaitement au sein du coup j’ai decidé d’arrêté à 10 mois car j’ai du reprendre le travail et j’ai trouvé ça contraignant d’être toujours avec le petit au sein avec les 2 plus grands qui me demandaient, le 4eme bébé est toujours allaité et là je le vis bien je ne travaille pas il a 18 mois , je ne sais pas …mais quelque fois je veus arrêter car je trouve qu’il devient grand et j’aimerais qu’il prenne le bib mais lui il refuse , il parait que c’est parcequ’inconsciemment je ne veus pas arrêter …c’est possible c’est mon dernier , lui il est heureux et puis je sais bien qu’un jour il va arrêté!!! et si je veus arrêter ne serait ce pas à cause du regard de mon entourage ou leurs paroles, je ne sais pas ?? BREF je continue pour lui et puis ça ne lui fait pas de mal!! Par contre , si on me demande ce que je pense de mes experiences sur l’allaitement maternelle je dis aux mères que même si y a rien de mieux pour l’enfant que ça , je leur dis qu’il faut faire comme la mère le sent si elle sent que ça ne va pas qu’elle n’aime pas ça je comprend , c’est vrai c’est son choix! mon premier qui n’a pas été allaité au sein a souffert de reflux trés important et d’allergie j’ai regrétté de ne pas l’avoir allaité mais on ne peut pas revenir en arriere , et malgré ça il a été bordé d’amour les gens me disaient oh on voit que c’est un enfant heureux!!
    Bref quand y a de l’amour c’est déjà trés bien, donner le sein ou le bib avec tendresse et amour c’est ça le secret d’un bébé heureux aprés c’est sure pour ma part je conseille aux mamans d’essayer si ça les tentent!!! ;D
    Mais ce que je trouve dommage c’est vrai que j’en suis ammené quelques fois à eviter le sujet, je me cache dans ma chambre pour allaiter le dernier avant sa sieste si il y a du monde chez moi pour eviter de rentrer dans un debat, ça me gonfle de vouloir justifier un acte sein et naturel, de plus benefique pour mon enfant , et au lieu de me defendre je dis oui faut qu’il arrête! j’arrive même à me le demander tant la pression de l’entourage peut s’averer pesante!
    Mais mon petit bout lui sait ce qu’il veut et le lait de vache ben il en veut pas !!! et toc!! ca fait rire mon mari!
    Et quand il téte on est bien , même moi c’est notre petit moment de detente sinon je n’arrête pas de ranger, laver ect…donc c’est bien aussi de prendre du temps la vie va si vite!!

    Réponse
    • Ton expérience est exactement le reflet de ce que je déplore:un manque d’information crucial! Mais tu as l’air d’avoir appris à le gérer à prendre du recul sur tout ça, en t’enrichissant de ton expérience, ce qui est déjà un pas de plus que ce que certaines sont prêtes à faire.
      Je ne suis cependant pas d’accord avec les phrases de type « donner le sein ou le bib avec tendresse et amour c’est ça le secret d’un bébé heureux » (équivalent du sempiternel « mieux vaut un biberon donné avec amour que le sein donné à contre cœur » qui m’horripile) et « il faut faire comme la mère le sent, si elle sent que ça ne va pas qu’elle n’aime pas ça je comprend, c’est vrai c’est son choix ». Si le choix d’une femme qui donne le biberon était réellement éclairé, qu’elle le faisait en toute connaissance de cause et SURTOUT sans pressions d’aucune part (stickers nodillac sur le berceau de la maternité, protège carnet de santé guiguoz offert par le pédiatre, amies qui ressassent combien l’allaitement est un esclavage, conjoint jaloux parce que le sein est érotisé… et j’en passe des centaines), ce genre de phrases démagogiques qui caressent tout le monde dans le sens du poil n’auraient même pas lieu d’exister tant la tolérance dans tous les cas irait de soi.

      Réponse
  32. ps oui j’ai cru avoir le manque de lait comme ils disent…POUR BB2 et un peu moins pour bb3 mais c’est parceque je donnais le biberon de lait et le sein donc eviter les complements faut donner le sein à la demande d’où faire passer les infos! Aprés c’est vrai pour ma part c’etait trés pesant d’avoir le bébé toujours collé au sein là c’etait pour moi une corvée c’etait trop!!! Donc je comprend aussi le choix d’arrêter si la maman se sent mal comme je l’ai été et si elle ne veut pas lui donner tout le temps faut savoir que c’est un cap ça ne dure pas trés longtemps mais moi à l’epoque je n’en avais pas la force, pour bb4 parcontre j’ai jamais ressenti ce pic de croissance les tétées sont trés espacées ! Aprés je ne l’explique pas mais je comprend tous les cas de figure etant passée par tous ça!!! merci A+

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  33. Pingback: Cet allaitement que le biberon menace | Les 7 pêches et Capito

  34. C’est tellement vrai ! Moi je ne manquais pas de lait loin de là pour dire j’étais toujours trempée… Non ce qui a voué mon allaitement à l’échec, c’est plusieurs facteurs, entre péridurale, infection materno-foetale pour ma lutine, on m’a collé avec des téterelles, je n ai réussi qu une seule fois à lui faire prendre le sein sans, je n’ai pas été assez soutenu, du coup j’ai longtemps culpabilisé de ne pas avoir tenu l’allaitement long dont je revais pour toutes ces bonnes raisons (immunité, facteur de protection etc)

    Réponse
    • C’est malheureusement la triste histoire de centaine de femmes qui n’ont pas bénéficié du soutien nécessaire… tu ne peux pas savoir comme je compatis! :o(
      Ce qui est atroce, c’est de savoir que notre système fait de la réussite de notre allaitement une question de chance: si tu es dans la bonne mat, que tu as une conseillère de lactation dans un périmètre acceptable, si ta PMI est chouette, alors tu multiplies par 10 tes chances que tout se passe bien et que d’éventuels problèmes soient surmontés. Sinon… :o(

      Réponse
  35. Bel article
    j’adore !
    pour la « culpabilisation » je rajoute un parallèle: j’ai eu une période végétarienne, pas prosélyte du tout… juste je ne mangeais plus de viande, quand on m’en proposait je répondais « non merci je suis végétarienne »… et bien souvent j’ai eu en face de moi un tollé, une volée de bois vert: « non mais ça va si on ne peut plus manger ce qu’on veut! oui bon ça va ton délire babacool! bon ben broute et laisse nous manger ce bon saucisson sans essayer de nous culpabiliser, etc etc… LES MÊMES!

    bon ben j’m’en vais lire le reste du blog que je découvre! hop

    Réponse
    • C’est vrai que je n’avais pas du tout pensé à ce parallèle, et maintenant que tu en parles je me rend compte que c’est peut être encore l’un de plus judicieux… même si la culpabilisation doit être moins forte et qu’il y a une grosse part de jugement, l’idée est la même tu as raison! Je compatis!

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  36. Pingback: Le co-dodo (ou co-sleeping) « Cocon et Chrysalide

  37. Un article assez pathétique… Mais qui fait preuve d’intolérance dans toute cette histoire? Qui devrait réclamer à être respectée pour ces choix? Qui devrait se sentir agressée en vérité? A travers vos phrases prétendument « politiquement incorrectes », que vous présentez bien innocemment (!!) comme des vérités « scientifiques » (j’y reviendrais…), je n’entends qu’une seule chose, qu’un seul message : »si vous n’allaitez pas, vous êtes, au mieux, ignorante, au pire, égoïste, et, dans les 2 cas, vous êtes pas une mauvaise mère, contrairement à moi ». Et d’ailleurs, la grande majorité des commentaires qui suivent abondent dans ce sens… Alors ne faites pas preuve d’une excessive naïveté ou d’hypocrisie, je vous en prie et ne vous étonnez pas la prochaine fois que l’envie vous prendra de balancer une longue liste de données scientifiques ou de recommandations de l’OMS (ça vous prend souvent…?) au cours d’un dîner mondain. Vos interlocuteurs/trices ne sont pas stupides et comprendront très bien où vous voulez en venir… Et puis, pourquoi ce besoin de vous raccrocher désespérément à des éléments scientifiques: vous ne pouvez pas simplement assumer vos choix, sans vous croire obligée de vous justifier par un long exposé scientifique? Vous ne pouvez pas allaiter sans faire chier le reste du monde et clamer sur tous les toits et sur tous les tons à quel point vous avez raison de le faire? A mes yeux, cette idée selon laquelle les mères qui allaitent sont persécutées par la société entière est une vaste fumisterie à laquelle il serait peut-être temps de mettre un terme…

    Enfin, pour ne prendre qu’un exemple, votre affirmation selon laquelle l’allaitement améliore le développement cognitif de l’enfant est l’exemple parfait de l’escroquerie qui se déguise sous des arguments pseudo-scientifiques: sur cette question, les études véritablement sérieuses démontrent bien que les facteurs culturels, sociaux et environnementaux sont prépondérants. Donc; si cet argument vous venait à l’esprit, je vous recommanderais donc, pour vous citer, de « fermer [votre] gueule », non parce qu’il pourrait vous attirer un lynchage en règle, mais tout simplement parce que vous vous apprêteriez à dire une grosse connerie…

    Hélène, qui allaite avec bonheur sa fille de 15 mois (eh ouais…), mais qui n’a besoin de personne pour assumer ses choix et qui n’a certainement rien à voir avec les ayatollahs de l’allaitement que vous représentez ici…

    Réponse
    • Généralement, je ne publie pas les mails agressifs et/ou stupides. Le votre fera exception, en temps (je l’espère) que dernier de ce genre pour cet article. Le ton de la globalité de votre commentaire me paraissant profondément irrespectueux, je choisis délibérement de ne pas vous répondre sur le fond qui est d’ailleurs profondément inintéressant. Sur la forme, en revanche, et puisque vous semblez donner libre cours aux vulgarités, je me permettrai simplement de vous recommander d’aller vous faire foutre.

      Réponse
      • Oulàà, caricaturer de la sorte certains propos à l’excès alors que le billet se veut déjà volontairement caricatural et excessif…. sans parler du fait de tout prendre au 1er degré (bien-sûr nous avons l’habitude de balancer une longue liste de données scientifiques au cours d’un dîner mondain, que croyez-vous? 😉 ), non effectivement vous n’avez rien à voir avec les ayatollahs qui sont ici et le blog ne va certainement pas en pâtir 🙂

      • Et encore Sandra, ce n’est pas le plus aberrant des commentaires reçus… j’ai du beaucoup filtrer (alors que je déteste ça), mais par exemple le tout dernier comparait les mères allaitante à des vaches et trouvait ça dégoutant. Donc difficile de laisser passer ça sans faire de ce blog un refuge de décérébrés…

      • Ouais… il aurait vachement fait avancer la science celui-là en tout cas! 😉

  38. Bonjour,

    Article intéressant sur certains points, mais contestable scientifiquement parlant. Attention à certaines contre vérités : indiquer que *seul* l’allaitement aide au développement cognitif est dangereux, car inexacte. Seul un contexte multifactoriel complexe rentre en ligne de compte. Et pas un acte unique. Certains scientifiques pour les maladies de Parkinson ou d’Alzheimer pensaient pouvoir l’explique de manière génétique, mais en fait l’environnement joue pour la majorité.

    Enfin, l’interprétation de la reco OMS est à prendre dans le contexte : mondial. Mieux vaut un allaitement qu’un lait reconstitué avec une eau contaminée. Forcément.

    Toute étude scientifique est sujette à interprétation. On pourrait dire par exemple que les mères qui portent du rouge allaitent plus. Facile à faire en recoupant.

    Réponse
    • Bonsoir,
      Je n’ai absolument jamais dit que « seul » l’allaitement aide au développement cognitif.
      Concernant ton interprétation de la recommandation de l’OMS, n’hésite surtout pas à citer tes sources pour l’étayer, car elle me semble douteuse. Tout comme ton tout dernier exemple, cela va sans dire.

      Réponse
      • Je pense qu’elle a voulu dire qu’on ne peut pas imputer un certain développement cognitif grâce à l’allaitement, ou à cause de non-allaitement. il y a tout un tas de facteurs à côté (comme elle le dit : seul un contexte multifactoriel complexe rentre en ligne de compte.) On ne peut pas prendre « que » le fait de l’allaitement ou du non-allaitement quand on parle du QI par exemple (je sais pas si je suis clair…?). Enfin, personnellement je suis assez d’accord avec ça, c’est d’ailleurs un des rares « arguments » que je ne cite jamais car il ne me paraît pas assez approprié (par rapport au reste du moins). Mais il allait très bien en tant que 10ème argument politiquement incorrect dans ton billet et ne m’a pas fait dresser les tétons pour autant 😉

      • En fait, comme je le répondais précédemment à un autre commentaire, peu d’études ont effectivement été faite sur le sujet (bien que je découvre actuellement les résultats d’une nouvelle, dont les résultats sont parus il y a moins de six mois, qui reste sur la même lignée) et bien qu’elles évoque toutes l’allaitement comme facteur de dévellopement cognitif, elles ne sont pas encore assez nombreuses ni détaillées pour que ce soit une information aussi fiable que la composition du lait maternel, par exemple. Ceci dit, je pense que tant que les chercheurs tendent à penser dans un sens et le confirment (même momentanément) par leurs études, alors cela reste un argument à prendre en compte jusqu’à preuve du contraire. C’est quelque chose qu’il faut savoir avant de prendre la décision de ne pas allaiter, je crois.

      • Salut,

        Je répond en retard, désolé.

        Pour la réco de l’OMS elle est la : http://www.who.int/topics/breastfeeding/fr/
        Et surtout la partie interessante est ici : http://www.who.int/features/factfiles/breastfeeding/fr/index.html

        Je cite :

        « L’allaitement maternel est l’un des moyens les plus efficaces de préserver la santé et d’assurer la survie de l’enfant. Le fait que les enfants ne soient pas toujours allaités exclusivement au sein pendant les six mois suivant la naissance entraîne plus d’un million de décès par an.

        Au niveau mondial, moins de 40% des nourrissons de moins de six mois sont allaités exclusivement au sein. Si les mères et les familles étaient encouragées à allaiter au sein, de nombreuses vies pourraient être sauvées.

        L’OMS promeut activement l’allaitement maternel, considéré comme la meilleure alimentation pour les nourrissons et les jeunes enfants. Ce dossier expose les nombreux avantages de ce mode d’alimentation et explique dans quelle mesure l’aide apportée aux mères peut accroître la pratique de l’allaitement.  »

        On y parle de SURVIE. Et que le non allaitement entraine des DECES.

        Enfin on y voit aussi :

        « Pourquoi ne pas utiliser les préparations pour nourrissons?

        Les préparations pour nourrissons ne contiennent pas les anticorps présents dans le lait maternel et comportent certains risques, par exemple de maladie à transmission hydrique qui peut survenir si on mélange une préparation en poudre à de l’eau non potable – de nombreuses familles n’ont pas accès à l’eau potable. Par ailleurs, une dilution trop importante de la préparation dans un souci d’économie peut être source de malnutrition. En outre, pour maintenir les montées de lait, les tétées doivent être fréquentes. Ainsi, si on ne dispose plus de préparation pour nourrissons, il sera peut-être impossible de revenir à l’allaitement maternel car la production de lait aura diminué. »

        Brandir l’étude de l’OMS est dangereux, encore faut-il la lire. Oui, le lait maternel est le meilleur pour le bébé. Mais les arguments santé sont à remettre dans le contexte mondial actuel ou quelques milliards d’êtres humains vivent dans des conditions sanitaires précaires.

        Sinon je trouve ça bien ce que tu fais 😀 Mais je pense que tu dois le faire parce que ça te plait, sans sortir des études scientifiques, ou alors faut les lire 😀

      • Alors, tout d’abord, je te prierai de montrer un peu de respect dans ta façon de t’exprimer. Deuxièmement, j’aimerais que tu m’expliques où se trouve la contradiction, parce que là, j’ai loupé un épisode. Si tu trouves un article disant clairement que l’allaitement est l’équivalent des préparations artificielles dans les pays développés puisque le seul soucis est l’eau potable, alors je t’en prie, fais le moi parvenir. De même, si tu estimes que si la survie de l’enfant n’est pas directement engagée, alors sa santé en général on s’en balance, c’est ton problème. Sinon je trouve ça bien que tu viennes faire des citations :), mais le mieux serait qu’elles aient un intérêt.

  39. … j’ajouterai que les plus grands scientifiques ont démontrés que la messe en latin améliorait la spiritualité de tout un chacun.
    Ah oui, et la péridurale donne le cancer. Si si je vous l’assure
    Ce qu’il ne faut pas lire…
    Et la réponse de pétrolleuse n’était ni agressive, ni stupide.
    Vous ne supportez pas la contradiction mais êtes naturellement d’une tolérance extrême…
    Ridicule!

    Laurent, un enfant guigoz (et qui a de gros problèmes relationnels avec sa mère) qui a torturé et traumatisé sa fille en la sevrant à 1 mois 😀

    Réponse
    • Concernant la messe en latin, je répondrai comme au commentaire précédent: n’hésite pas à nous faire part des liens vers ces études des « plus grands scientifiques », histoire de voir si c’est comparable avec le sujet présent. M’est d’avis que c’est du grand délire comme comparaison, mais vu ce que j’ai déja pu lire par ici (en publié ou en non publié), plus rien ne m’étonne.
      Concernant la péridurale, qu’elle soit nocive est tout sauf un scoop. Après, évidemment, beaucoup sont dérangés de constater que certaines choses qui nous facilitent pourtant bien la vie ne sont pas bonnes pour nous, et c’est souvent plus simple de s’enfoncer la tête dans le sable.
      Concernant la réponse de pétrolleuse, il est évident que dans toute conversation normale, tout le monde dit à l’autre naturellement qu’il fait chier le monde. Ce n’est pas agressif, je suis juste une intolérante qui voit le mal partout. D’ailleurs, je suis tellement nulle que vous feriez mieux de ne plus revenir par ici, je trouve.

      Réponse
    • Ben, ce n’est sans doute pas une torture, mais sauf cas de force majeure, y’a sans doute pas de quoi être fier non plus de l’avoir sevré à un mois ?

      Réponse
  40. J’ai lu pas mal de commentaires suite à l’article et bien sûr le « débat » fait rage.
    Personnellement j’allaite ma fille de 3 mois et je me suis reconnue dans cet article : non seulement les gens sont mal informés (pourtant à notre époque quand on veut on peut s’informer sur beaucoup de choses sans trop de difficultés) mais en plus on doit sans cesse se justifier alors que l’allaitement est la normalité.
    Même les gens bien intentionnés en deviennent agaçants car il faut leur expliquer et répéter sans cesse ce qui est un fait (comme tu le souligne Needfordreams) et qui relève du bon sens (ah bon c’est le lait de femme qui est meilleur que le lait de vache pour un bébé ? sans déc !). Ayant un tempérament gentil mais sec quand je suis énervée, j’essaie d’abord de répondre gentiment mais quand on me regarde d’un air effaré parce que je complète pas mon allaitement avec des biberons pleins de farine ou parce que mon bébé ne pèse pas 6 kg à 3 mois (mon Dieu il va tomber malade, appelez la DDASS !) là je fais sentir direct à la personne à quel point c’est (con) faux et absurde ce qu’elle vient de me dire. J’ai envie de dire « HéHo on se réveille, c’est juste normal ce que je fais, la nature nous a faits comme ça ! pourquoi ce serait pas bon/efficace/suffisant ? » Le LA a été créé pour les cas de vrais problèmes (mère dans le coma, mère sans lait… que des cas tres rares donc) mais vu que c’est rentable on bourre la tete des gens pour qu’ils considèrent que c’est la norme.
    Bon je sens que jmemballe rien que d’y penser.
    Heureusement ma famille est pro allaitement (du moins pour les 1ers mois :x) mais ils me sortent quand même des énormités aussi…
    Bon j’arrête ma tartine ; merci pour ce billet et mort au politiquement correct !

    Réponse
    • Je me reconnais moi aussi dans ton commentaire… autant je peux rester calme lorsque le débat reste sur l’allaitement en général, autant si quelqu’un « s’attaque » à mon allaitement, je vois rouge. Le pire étant les personnes qui s’adressent directement à l’enfant une fois que celui-ci est en âge de comprendre (« Ben, tu têtes encore toi? » « Oh le bébé! T’es rien qu’un bébé regardes, tu têtes encore! » « Oh bah va falloir arrêter ça mon petit hein, tu es grands, tu lâches le sein de maman, allez! » et j’en passe). Un bonheur pour les nerfs.

      Réponse
      • C’est quoi cette manipulation en se servant de et en culpabilisant un enfant ?! C’est honteux. Faut pas se laisser faire (grrr) Qui ne dit rien consent.

      • Entièrement d’accord. D’ailleurs, ta dernière phrase « qui ne dit rien consent » résume tout l’article, en fait.

  41. ah et pour répondre à jesaisplusqui :
    ma mère m’a allaitée que 15j. Elle voulait m’allaiter mais subissait beaucoup de stress (pb familiaux), elle qui est très sensible. Apparemment elle avait moins de lait suite à ça et les docs ont eu la « bonne idée » de lui dire de donner des bibs, condamnant ainsi son allaitement…
    Ben moi ça me fait ch**** qu’on nous ai « volé » ça. Même si j’en suis pas morte comme on dit, même si ca m’a pas empêché d’avoir une super relation avec ma mère bien sûr… je me sens déçue, en colère…

    Réponse
    • Je te comprend totalement, je crois que je le vivrais mal également si ma mère n’avait pas pu m’allaiter. Même si jusqu’à cet article, je ne m’étais jamais posé la question en fait! Allaitée jusqu’au sevrage naturel, j’ai eu la chance de ne jamais avoir à m’interroger là dessus!

      Réponse
      • J’ai l’impression que ça devait être encore plus rare que maintenant le sevrage naturel, quand j’entends ma grand mère dire qu’a son époque c’était déjà biberon automatiquement conseillé (en tout cas ce fut son cas), et ma sage femme qui répétait qu’en ce moment la mode revenait à l’allaitement (comme si c’était un choix à faire selon un effet de mode, incompréhensible pour moi !)…
        So… lucky you ! 🙂 Ta maman devait être bien informée (on y revient) et avoir de la détermination.

      • Et non, elle n’était même pas informée du tout, pourtant! (http://jesuisuneseinte.wordpress.com/2011/09/18/seinte-des-annees-80/, j’avais écrit ça à ce propos!). Le coup de la « mode » de l’allaitement… raaah, celui là me donne envie de m’arracher les cheveux. Et généralement, je finis par ne rien dire du tout, tellement j’ai l’impression que la conversation part de trop loin et qu’on en aurait pour des heures.

  42. Comme vous, je suis absolument persuadée que le lait maternel est l’aliment le plus adapté pour un petit enfant. Mais ce ne sont pas les recommandations de l’OMS ou les études scientifiques qui m’ont convaincue d’allaiter : si j’allaite mon bébé, c’est avant tout parce que cela me plaît et que ça semble lui convenir. Et je suis tout de même un peu étonnée de constater que le désir de la mère (d’allaiter ou de ne pas allaiter) n’est pas un critère que vous semblez prendre en compte. L’allaitement implique 2 personnes, et pas seulement le bébé. Alors je suis d’accord avec vous pour dire que le bébé n’a pas la liberté de choisir et qu’il aura à subir les conséquences des décisions que sa mère, et ses parents prendront pour lui. Malgré tout, il me semble aussi que le bien-être d’un bébé passe aussi par le bien-être de sa mère. Les deux ne s’opposent pas, comme cela semble être parfois suggéré ici, ils se complètent. Si l’allaitement ne la rend pas heureuse, je ne vois pas bien comment l’enfant pourrait ne pas le ressentir (quand on sait à quel point les tout-petits sont de véritables éponges émotionnelles).

    Je ne me laisserais pas aller à faire de la psychologie de bazar pour essayer de comprendre pourquoi certaines femmes ne veulent pas allaiter : je ne suis pas dans leurs bottes. Mais elles existent, c’est le cas de 2 de mes amies. Et je ne leur ai jamais posé la question : « pourquoi tu n’allaites pas ? » Car dans cette question en apparence anodine, il y a bien un reproche, une accusation, même si vous feignez de ne pas en avoir conscience, car c’est bien suggérer qu’il y a une autre manière, bien meilleure, de faire (et on a le droit de le penser : mais entre le penser et le dire, il y a un gouffre, qui fait une énorme différence). Et elles ne m’ont jamais posé la question : « pourquoi tu ne donnes pas le biberon ? » Elles respectent mes choix et je respecte les leurs, d’autant plus qu’elles semblent tout à fait en paix avec leur décision et que leurs enfants m’ont l’air tout aussi épanouis et en bonne santé que le mien. Et je trouve que les jugements qui sont portées sur elles sur ce blog sont extrêmement sévères. Je pense que la plupart d’entre vous allaitent/ont allaité leur bébé avec plaisir, avec bonheur, et que votre bien-être dépendait en partie de ce choix. Je l’espère, en tout cas. Alors je ne vois donc pas comment vous pourriez vous autoriser à juger des femmes qui n’en tirent aucune satisfaction. Mettre cette réaction sur le compte de l’égoïsme ou encore sur je ne sais quelle difficulté de relation avec leur corps me paraîtrait extrêmement simpliste. Comme tout ce qui touche au corps, ou à l’intime, de toute façon, c’est quelque chose d’extrêmement complexe et propre à chacune d’entre nous. Reprocher à une femme de ne pas allaiter, c’est avant tout tenter de s’immiscer dans la relation qu’elle entretient avec son enfant, et prétendre qu’on sait mieux qu’elle ce qui est bon pour son bébé et cela me choque énormément… Pour établir une comparaison : si quelqu’un me reprochait d’avoir repris le travail au terme de mon congé maternité en me disant que, pour le bien de mon enfant, pour sa construction, j’aurais dû mettre ma vie professionnelle entre parenthèses et me consacrer exclusivement à lui, je le prendrais extrêmement mal !

    Une dernière chose me gêne enfin : quoiqu’elles fassent (et là, je ne parle plus seulement d’allaitement – mais je trouve que ce débat est finalement révélateur de bien autre chose…), les femmes sont toujours jugées pour leurs choix, quels qu’ils soient, et je constate juste que ce sont toujours d’autres femmes qui portent les jugements les plus sévères. C’est vraiment triste, je trouve… RESPECT, dans les 2 sens, et la cause des femmes s’en portera bien mieux… (désolée pour ce long pavé 😉 )

    Réponse
    • Comme beaucoup de commentateurs, tu dévies et penses lire entre les lignes un autre thème à cet article: la critique des mères qui n’allaitent pas.
      Or ce n’est absolument pas le choix, l’unique but de ce billet était de mettre en scène des phrases maintes et maintes fois entendues lorsque l’on parle des bienfaits reconnus de l’allaitement, et d’en rire.
      Point.
      Mais je te réponds tout de même, puisque je l’ai fait pour les autres: si tu n’as pas eu besoin des recommandations de l’OMS pour prendre ta décision (comme grand nombre de femmes, heureusement), tu ne peux nier que celles ci existent. Comme sur tout ce qui est cité ici, des études ont été effectuées: les données qui font que le lait maternel est, et de loin, le meilleur aliment pour le petit humain sont simplement des vérités fondamentales. Pour plein de raisosn, et le respects (et la liberté!) des femmes en est une, ces faits se doivent d’être diffusés encore et encore, jusqu’à ce qu’ils soit rentrés dans la tête de tout un chacun au même titre que « fumer c’est pas bon pour nous », « manger des légumes c’est bon pour la santé », etc. Tu n’as pas choisi de demander à tes amies pourquoi elles n’allaitaient pas de peur de leur faire du mal? Libre à toi, mais si tu estimes que de poser la question « pourquoi? » à une femme est la culpabiliser, alors cela montre une énième fois que le chemin pour l’information reste encore très long, puisque le jour ou tout le monde saura où il met les pieds il n’y aura plus de culpabilité possible.
      Enfin, tu prônes le jugement et souhaites nous montrer à quel point tu es toi même respectueuses puisque tu évites ce genre de questiosn: n’est ce pas toi, néanmoins, qui te permets d’écrire ici: « Je pense que la plupart d’entre vous allaitent/ont allaité leur bébé avec plaisir, avec bonheur, et que votre bien-être dépendait en partie de ce choix. ». Avant de regarder la paille qui est dans l’oeil du voisin…

      Réponse
      • En fait, je répondais moins à ton article qu’aux différents commentaires qui ont été publiés à sa suite et qui ne me semblent pas refléter une vision tellement plus tolérante de « l’autre camp »… Concernant mes amies, si je me suis abstenue de leur poser la question, ce n’est pas tant pour éviter de « leur faire du mal » que parce que je pensais que le fait de ne pas allaiter était LEUR décision et ne me regardait pas (et je ne pense pas que ce soit par manque d’informations, pour l’une d’entre elles du moins: il se trouve que j’ai fait mes cours de prépa à l’accouchement avec elle auprès de la même SF qui nous a fait un cours très complet sur l’allaitement et ses bienfaits, tout en respectant le choix de l’une comme de l’autre…). J’ai pris une décision qui ME convient mais c’est MON choix, pas une croisade ou un combat et je n’éprouve pas personnellement le besoin de faire du prosélytisme sur la question de l’allaitement. Une petite remarque à ce sujet: parler, dans la même phrase, du respect de la liberté des femmes et, plus loin, de leur faire « rentrer dans la tête » une idée, me paraît quelque peu contradictoire, tout de même…

        D’autre part, je n’ai pas bien compris ton dernier paragraphe (je « prône le jugement »?) et ton histoire de paille et de poutre… Je voulais simplement dire que j’espère que toutes les femmes qui ont choisi d’allaiter, quelle que soit la raison, le font avec plaisir, c’est tout. Mais si tu veux dire par là que je suis loin d’être parfaite, tu as à 100% raison! 🙂

      • Désolée, ma phrase « tu prônes le jugement » était incomplète, je voulais dire le non jugement. Du coup j’envoie des trucs contradictoires… ça m’apprendra à aller trop vite!
        Ce que je veux dire, c’est que je n’écris ni dans l’article ni dans les commentaires « je pense que la plupart des mères qui donnent le biberon devraient avoir honte et se sentir coupables », mais toi tu dis clairement “Je pense que la plupart d’entre vous allaitent/ont allaité leur bébé avec plaisir, avec bonheur, et que votre bien-être dépendait en partie de ce choix.”, d’où mon histoire de paille et de poutre. C’est un jugement, un à priori, une extrapolation que tu fais toi et toi seule, alors que je ne me suis pas permis ce genre de choses.
        Lorsque je dis qu’il faut faire « rentrer dans la tête » quelque chose aux gens, il n’y a pas de contradiction avec la liberté des femmes: n’a t’il pas fallu faire « rentrer dans la tête » de tout le monde (y compris des femmes!) que nous étions scientifiquement parlant les égales des hommes? Pas moins intelligentes, pas moins capables, pas inférieures. Les idées reçues empêchaient l’évolution, et ça ne s’est pas fait en un jour. Dire que l’allaitement est scientifiquement meilleur, et que c’est le seul aliment réellement adapté et sans danger pour nos petits, c’est le même processus. La liberté ne peux pas s’acquérir dans le déni.
        Je ne suis pas d’accord avec toi, sur beaucoup de points: pour moi l’allaitement ne se cantonne pas à un « choix » de la femme, dans le sens ou même s’il existe des bienfaits pour celle ci, ce n’est pas la plus concernée. L’enfant a beaucoup plus à perdre s’il est sevré dès la naissance. Je ne comprend pas cette notion de « désir personnel d’allaiter », pour de nombreuses raisons, mais d’autant plus lorsqu’on sait que dans le cas de l’enfant il s’agit d’un « besoin ». Ne vous semble t’il pas aberrant de mettre en valeur un désir de la mère au détriment d’un besoin de l’enfant? Je ne développerai pas la dessus, car le débat deviendrai encore plus généraliste et nous attirerait les foudres de part et d’autres, ce que je ne souhaite pas.
        D’autre part, comme je le pensais avant, vous estimez que l’allaitement ou le biberon sont des choix strictement personnels. Et ce le serait effectivement si l’information sur les composants du lait maternel et ceux des laits artificiels étaient connus de tous, s’il n’y avait pas tant d’enjeux financiers, de manipulation, et j’en passe. Alors oui, personnellement, je m’en fiche que ma voisine donne un biberon. Ce dont je ne me fiche pas, c’est que plus les années passent et plus les gens diffusent des aberrations concernant l’allaitement, plus les laits artificiels se vendent, et je pense à ma fille. Lorsqu’elle aura un enfant, si les choses continuent à aller dans ce sens, le choix ne lui sera tout simplement plus donné. Rappelons nous que l’homme en vient à tenter de produire du lait de vache avec des hormones humaines et que le projet d’utérus artificiel est bien réel… tout cela s’inscrit dans une démarche bien plus globale.
        Quant à votre amie qui a partagé vos cours de préparation à l’accouchement, êtes vous sûre que tout a été dit? Pics de croissance, défenses immunitaires, goûts toujours différents dans le lait maternel (alors que l’enfant au biberon aura plat unique pendant six longs mois), possibilité d’allaiter en travaillant, lien mère enfant? Et surtout, de l’autre coté, huile de palme, risques d’allergies, aliment non adapté (le veau a 4 estomacs pour digérer et a besoin de grossir énormément, le bébé humain n’en a qu’un et a besoin de développer son cerveau en priorité) et j’en passe dans les deux sens. Et surtout, était t’elle prête à entendre et à assimiler les informations, ou bien avait elle déjà pris sa décision AVANT le cours? Car je découvre ces derniers temps que très souvent, donner les informations ne suffit plus à les faire comprendre. Même si, je vous l’accorde, je n’ai pas de solution autre à donner.

  43. Bon, je vais vous donner l’impression de pinailler mais lorsque je dis que je pense que toutes les femmes qui se sont exprimées sur ce blog et qui ont allaité l’ont fait avec plaisir, ce n’est pas un jugement (un jugement sur quoi, d’ailleurs…?) mais une simple déduction, sur la base de ce qu’elles-mêmes disent: elles parlent du lien précieux qui s’est créé avec leur enfant, de la satisfaction de voir que leur corps est seul capable de nourrir leur enfant, de la certitude de faire ce qui est le mieux pour leur bébé, etc. Donc j’en conclus logiquement qu’elles sont heureuses de le faire…

    Vous dites également « ne vous semble-t-il pas aberrant de mettre en valeur le désir de la mère au détriment d’un besoin de l’enfant ». Sur ce point, 2 choses:

    – Premièrement, vous m’avez mal comprise: à mes yeux, les désirs de l’une n’ont pas à être opposés aux besoins de l’autre. Ils doivent être pris en compte tous les 2: c’est pour moi le secret d’une maternité réussie, bien vécue et d’une relation mère-enfant privilégiée. Car il me semble dangereux de décréter qu’une mère doit forcément s’oublier, s’effacer face aux besoins de son enfant. En tout cas, personnellement, je ne souscris pas du tout à cette vision de la maternité. A mes yeux, elle appartient à un passé dont je n’ai pas du tout la nostalgie, car elle s’accompagnait plus généralement d’une vision de la femme réduite au rang d’inférieure au sein de la société, et dont les besoins, les aspirations ne comptaient pas.

    – D’autre part, je ne suis pas d’accord non plus avec vous sur cette idée selon laquelle le lait maternel serait seul à même de satisfaire les besoins de l’enfant. Nous sommes bien d’accord sur le fait que le lait maternel est le meilleur aliment pour l’enfant mais un bébé nourrit au lait artificiel ne dépérira pas et, si différences il y a entre 2 modes d’alimentation, elles sont malgré tout bien minimes. Je défie d’ailleurs quiconque d’arriver à deviner qui, de 2 enfants, est allaité et qui est alimenté au LA. Et s’il y a un argument avec lequel je ne peux être d’accord dans votre article, c’est sur cette question du développement cognitif qui serait amélioré par l’allaitement. Vous savez, je pense, que cet argument est sujet à caution au sein de la communauté scientifique. Les études sur ce sujet comportent de trop nombreux biais pour être en mesure d’apporter une conclusion aussi définitive. On sait bien aujourd’hui que le niveau socio-culturel des femmes qui allaitent est en moyenne plus élevé que celles qui n’allaitent pas. Il me semble que ce facteur, ainsi que l’environnement proposé au développement de l’enfant sera beaucoup plus déterminant que le seul fait d’allaiter.

    Enfin, pour terminer, OUI, je peux certifier que l’information donnée par notre SF sur la question de l’allaitement était complet: j’y ai appris beaucoup de choses et cela m’a donné envie d’approfondir par des lectures personnelles. Concernant mon amie, qui, avant même le début de la séance, lui avait fait part de son intention de ne pas allaiter, ces informations n’ont pas suffi à la faire changer d’avis. Je me souviens qu’elle m’avait juste dit à la fin « c’est pas mon truc ». Je peux vous assurer que c’est une femme intelligente, cultivée, équilibrée qui a toujours eu à cœur le bien de son enfant, ce que je constate encore à chaque fois que je la vois. Ce n’est sans doute pas le manque d’informations qui explique ce choix, mais des raisons bien plus intimes et personnelles qui, je le répète, ne me regardent pas et que je ne veux pas juger. Et je ne parle pas ici de traumatisme quelconque: mais nous n’avons pas, dans notre pays, de culture de l’allaitement. Et je ne suis pas certaine que ce sera le cas un jour (même si je trouve que cela va plutôt dans le bon sens). Je ne m’en réjouis pas, je ne le déplore pas non plus. Mais, en tout cas, ce genre d’évolution ne se décrète pas. La diffusion de l’information est nécessaire mais elle ne suffit pas: il ne suffit pas de lire dans les bouquins ou sur internet qu’allaiter, c’est bon et c’est bien. Encore faut-il le VOIR! Et une femme qui n’a pas été allaitée elle-même enfant, qui n’a vu aucune femme de son entourage allaiter le sien, qui n’a aucune référence culturelle de l’allaitement, je vois vraiment pas d’où lui viendrait l’idée d’allaiter…

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    • Non, dire que toutes les femmes qui se sont exprimées ici ont allaité par plaisir est un jugement, pas une déduction. Toutes les femmes qui allaitent n’ont pas traversé un chemin de roses, et ne l’ont pas nécessairement fait par désir personnel. Il est trop simple de faire ce type de raccourcis: il y aurait d’un côté les femmes qui avaient envie d’allaiter et qui ont du plaisir à le faire, et de l’autre celles pour qui ce n’est « pas leur truc ». C’est incorrect puisque les possibilités sont multiples (certaines n’ont pas envie mais sont conscientes que c’est mieux pour leur enfant donc le font, certaines ont envie mais l’entourage les décourage, d’autres ne sont arrêtées que par leur pudeur, puis il y a celles qui avaient envie et se sentent mal une fois leur enfant né, et d’autres encore qui n’ont pas allaité ou très peu pour diverses raisons mais sont ouvertement pro allaitement… la liste n’est pas exhaustive évidemment), et parce que l’allaitement, c’est pas « un truc ». J’entend très souvent dire « si c’est ton truc c’est bien que tu le fasses », « moi c’est pas mon truc »… on ne parle pas d’un match de tennis. L’allaitement n’est pas un hobbie, un loisir, quelque chose que l’on choisit de faire parce qu’on en a envie: c’est une fonction de notre corps dont nous sommes toutes dotées (et dont l’absence est une pathologie).
      Concernant la différence « minime » entre les deux modes d’alimentation, votre remarque me fait tout simplement comprendre que finalement, vous non plus n’avez pas pris la mesure des données scientifiques. Je ne souhaite pas m’étendre plus là dessus, internet regorge déjà de ressources pour qui s’intéresse au sujet. Mais il serait de bon ton de ne pas diffuser d’idées fausses, juste parce que l’on en est soit même convaincu ou parce que cela serait plus arrangeant que les choses soient ainsi.
      Il en est de même concernant les études sur le développement cognitif: comme je l’ai déjà répété plusieurs fois ici, évidemment que les études mériteraient d’être encore approfondies, et que cela reste un point bien moins prouvé que d’autres bienfaits. Cependant, les études actuelles vont clairement dans ce sens, et dans l’attente d’un démenti éventuel dans les travaux futurs, il me paraît logique de s’en tenir à celles déjà existantes. Mais là encore, il serait trop dérangeant, trop culturellement inacceptable que cela soit prouvé. C’est (dans une moindre mesure, évidemment) un peu comme la nocivité des téléphones portables: les études se multiplient, toutes tendant à nous dire que c’est mauvais pour nous, mais comme nous ne pouvons plus revenir en arrière quoi qu’il en soit on continue d’attendre confirmation.
      Concernant la fin de votre paragraphe, bien des femmes décident d’allaiter sans avoir eu aucun modèle autour d’elles (certaines ignoraient même que l’allaitement existait, aussi saugrenu que cela puisse paraître). Parce qu’une fois enceinte, elles veulent apprendre, se renseigner, s’informer: et l’information sans faille qui leur saute aux yeux, c’est que la meilleure alimentation pour leur enfant est leur propre lait.
      Concernant votre amie, alors elle a fait un vrai choix, et quelque part c’est une avancée. Mais elle fait partie d’une minorité. Pour mettre les choses au clair, nous ne voyons pas le « problème » de la même façon: pour vous, il est de l’ordre de l’intime, vous restez neutre, ce qui se passe dans le reste du monde ne vous regarde pas. C’est votre droit. Pour moi, l’allaitement est un projet de santé publique (il l’est d’ailleurs légalement, en France), qui revêt des aspects sociologiques, économiques, politiques et j’en passe. C’est à la fois symbolique et très concret. Alors je ne vais pas chez les voisins leur donner mon avis, mais je refuse que l’on diffuse des contre vérités. Le choix d’une femme qui donne le biberon, je l’accepte car je respecte la personne quelle qu’elle soit. Mais le choix en soit, je ne le respecte pas. (et j’ajouterai à ceux qui trouveraient judicieux de venir s’énerver contre cette dernière phrase de regarder dans le dictionnaire le sens du mot « respecter » AVANT de venir s’exciter).

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  44. « certaines n’ont pas envie mais sont conscientes que c’est mieux pour leur enfant donc le font »: si vous n’êtes pas capable de voir en quoi ceci est délirant, je ne peux vraiment rien faire pour vous. Le masochisme ou les concours de sainteté, très peu pour moi!

    « L’allaitement n’est pas un hobbie, un loisir, quelque chose que l’on choisit de faire parce qu’on en a envie: c’est une fonction de notre corps dont nous sommes toutes dotées »: donc, selon vous, nous sommes obligées de nous soumettre à nos « obligations biologiques »? Mais nous ne sommes pas que des êtres de nature, nous sommes aussi et avant tout des êtres de culture! Si on vous suit là encore, la contraception devrait être interdite et nous devrions être tous condamnés à nous reproduire de la puberté à la ménopause puisque notre corps est fait pour ça…

    Il me semble d’autre part avoir su éviter l’écueil de l’attaque personnelle dans mes échanges avec vous. Ce n’est pas votre cas. Votre dogmatisme est effrayant. Je préfère donc vous laissez là, vous et vos certitudes, parce qu’il est clair qu’il est interdit d’être en désaccord avec vos positions. Mes arguments doivent être stupides ou inintéressants (reproche formulé un peu plus haut à quelqu’un qui n’était pas d’accord non plus avec vos idées sectaires…), j’éviterais donc de perdre mon temps… et de vous faire perdre le vôtre. Un petit conseil tout de même: un peu plus de modération vous aiderait sans doute à mieux faire passer vos idées…

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    • Vous avez raison, il est plus raisonnable d’arrêter ici ce dialogue, mais à mon sens c’est surtout parce que nous ne nous comprenons pas. Preuve en est votre dernière phrase, car je ne cherche pas à faire passer mes idées dans cet article. Il n’était question de celles-ci qu’en réponse aux commentaires, la plupart du temps sur des sujets annexes.
      Il n’y avait pas d’attaque personnelle, juste la constatation de votre erreur (dire que la différence entre les composants du LA et du LM est minime en est une).
      D’autre part, je n’ai pas de problème avec les gens qui sont en désaccord avec mes positions, en revanche cela ne semble pas être le cas puisque penser différemment de vous revient à être sectaire. Bonne continuation à vous.

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  45. Ah oui j’avais lu cet article (je vais régulièrement sur le blog des Seintes c’est même comme ça que j’ai atterri ici) mais sans faire attention à l’auteur (oups), et je me souviens avoir pensé que ça paraissait « trop beau pour être vrai » et je pensais pas que c’était un témoignage réel avant de lire la fin et de comprendre que c’en était bien un.

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    • lol, si si, tout est vrai. Mais pas très « logique », c’est sûr… je crois qu’elle est juste la preuve vivante que l’allaitement, c’est naturel. Certaines personnes n’ont pas eu besoin d’être aiguillées, elles le font d’instinct (je sens que je vais encore me faire lyncher à employer des mots comme « instincts » ici, moi…)

      Réponse
      • Je crois fermement que l’instinct maternel (entre autre) existe. Le débat à ce sujet vient bien souvent du fait qu’on n’ait pas tous la même définition du terme. Pour moi c’est cet élan inné et viscéral qui fait que tu fais passer ton bébé avant tout, que tu ne supportes pas de le voir mal et que tu te sens poussée à faire certaines actions (sans qu’on t’ait dit de les faire). Le fait que certaines femmes ne ressentent pas cet instinct ne veut pas dire qu’il n’existe pas (y a toujours des exceptions aux règles).

      • Je le crois aussi, mais je pense qu’il existe aujourd’hui de nombreux facteurs qui agissent en temps qu’inhibiteurs de notre instinct, et que du coup parfois, cela peut être compliqué de s’y « reconnecter ». Mais l’être humain aime bien renier sa nature d’animal et se targuer que nous ne possédons pas d’instinct, généralement.

  46. reste à dire que l’allaitement c’est bien c’est sure ! Mais faut-il seulement être correctement informé de ce qui est a faire !
    Un régime alimentaire sain voir stricte parfois est indispensable … si il n’est pas en place alors désolé mais le lait maternel vendu en pharmacie sera 10 fois mieux que celui d’un mère qui manque de tel ou tel chose ou a en trop grade quantité consommé tel ou tel chose, sans parler de l’importance, au début du moins, d’avoir une dose de sommeil suffisante, de boire une quantité d’eau non négligeable pour ne pas vite se retrouver ‘sans lait’ et baisser les bras !

    Allaiter c’est un choix, pour certaine c’est le bonheur, pour d’autre c’est le calvaire …

    Le soucis n’est pas de ne pas savoir, ne pas pouvoir allaiter … toutes le peuvent, toutes le savent mais peu on reçu les bonnes informations pour y arriver et c’est surtout là qu’un gros travail reste à faire !

    Réponse
    • C’est avec de telles idées préconçues que beaucoup baissent les bras… non, l’alimentation de la maman ne doit pas nécessairement changer (sauf suspicion d’allergie chez l’enfant), et même si la maman s’alimente très mal, ou si elle est carencée, ou consomme trop de tel ou tel produit, ou est fatiguée, sont lait RESTERA largement meilleur qu’un lait vendu en pharmacie. Le lait vendu en pharmacie est d’ailleurs tout sauf « maternel » comme vous l’appelez.
      De même, boire une quantité d’eau plus grande que d’habitude n’est pas nécessaire non plus, le lait se fabriquant à partir du sang.
      Je suis entièrement d’accord avec vous que l’information est primordiale, c’est presque la base de tout: mais les prétendues informations que vous énoncez ici sont fausses…

      Réponse
    • Honnêtement j’ai cru à du second degré en lisant votre paragraphe à propos de l’alimentation!
      Bien-sûr, je vous rejoins totalement quand vous dites que peu ont reçu les bonnes informations pour y arriver…. preuve en est avec votre message! (sans méchanceté ni jugement aucun, qu’on me comprenne bien! 😉 )

      Un régime particulier n’est absolument pas nécessaire, il suffit d’avoir une alimentation « normale », de manger de tout, avoir un peu de bon sens j’ai envie de dire, bref un régime « sain » comme il est conseillé pour toutes personnes, allaitantes ou non finalement! Evidemment on ne va pas manger que des choux à la longueur de journée, ni carburer à la bière, mais bon là encore j’ai envie de dire que le bon sens suffit. Mais en aucun cas un régime stricte est nécessaire, aucun. Bien-sûr, Nestlé & compagnie diront le contraire, il leur faut bien des arguments pour vendre leur lait en poudre…
      Pour qu’un lait maternel soit moins bon qu’un LA, là maman doit déjà avoir de sacrés saloperies dans le sang, mais là on parle de cas pathologiques.

      Quant au sommeil, je dirais que chaque maman a besoin d’une dose de sommeil suffisante, ne serait-ce que pour avoir la patience et l’énergie de s’occuper de son bébé 🙂 La fatigue peut effectivement jouer un rôle sur la production de lait mais ce n’est que passager, ce n’est qu’une petite baisse de régime qui repart si on prend le temps de s’écouter et se reposer. Mais il n’existe pas de règles quant aux heures de sommeil nécessaires pour produire du lait!

      Pour la quantité d’eau bue, là encore ce ne sont que des idées reçues qui malheureusement circulent depuis des décennies. Il faut boire comme d’habitude, quand on a soif. Le quantité de lait produite n’a rien à voir avec la quantité de liquide bue. Là encore, bon sens! Tout le monde devrait boire 1L/1,5L par jour, allaitante ou non 🙂

      Voilà, si comme vous semblez le désirer aussi, les mamans doivent déjà avoir les bonnes informations en mains, on se doit de corriger le tir lorsqu’on lit des idées reçues de la sorte.
      A votre tour de transmettre j’ai envie de dire 🙂

      Réponse
      • Merci Sandra, ça fait plaisir d’avoir un peu de soutien par ici! :o)
        Par contre, juste une précision: tu dis « en aucun cas un régime stricte est nécessaire », et je comprend dans quel sens tu le dis, mais je tiens à préciser que si, dans certains cas, il l’est. Les allergies à travers le lait maternel sont de plus en plus courantes (pas à cause de l’allaitement hein, au contraire, mais les allergies en soit se sont multipliées en une vingtaine d’année, donc les nourrissons en pâtissent), et en cas de suspicion d’allergie l’alimentation de la maman doit absolument être remise en cause (car c’est vraiment dommage qu’un allaitement s’achève à cause de la maladie d’un enfant, d’autant plus que tout cela n’enlève rien à tous les bienfaits du lait maternel de la maman en soi, donc c’est au contraire encore plus important de continuer l’allaitement).
        Voila, juste une petite précision qui me tient vraiment à cœur, parce que niveau information, c’est aussi un sujet qui est très très mal desservi malheureusement :o(

  47. Ouiiii tu as tout à fait raison!! En plus je suis tout à fait au courant de ces cas où c’est nécessaire d’avoir un régime strict, de plus connaissant ton parcours difficile à ce sujet…

    Mais comme tu l’as compris, je parlais de cas « sans pathologie » mais il est toujours utile de le rappeler, tout à fait!

    Réponse
  48. Excellentissime ! Je découvre cet article par A tire d’Ailes et je vais aller voir ce que tu racontes d’autre sur ton blog !

    Réponse
  49. Je viens moi aussi de découvrir cet article grâce au blog « A tire d’Ailes » auquel j’ai pas mal participé, et ça m’a fait un bien fou de de le lire, la qualité de la rédaction, l’humour et l’état d’esprit m’ont (re)donné confiance : confiance car comme tu le dis si bien, on entend des commentaires tellement stupides au sujet de l’allaitement que j’ai (presque) toujours laissé dire sans intervenir tant j’en avais marre de donner des explications (en citant toujours mes sources) sur ses bienfaits … J’ai tiré mon lait au boulot en reprenant à temps plein, je travaille à plus de 80 kms de chez moi, et mon fils a été allaité exclusivement en tout 22 mois, et ça a été une grande tragédie pour moi d’arrêter, j’ai dû le faire pour des raisons médicales me concernant, mais je garde un souvenir merveilleux de mon allaitement et si je parviens à faire Bébé 2, (miracle) évidemment mon rêve serait de pouvoir l’allaiter le plus longtemps possible.
    Confiance car je ne me sens plus du tout comprise par mes amies, même celles dont j’étais très proche… J’ai l’impression d’être considérée comme une femme d’un autre monde, parce que j’ai allaité longtemps; parce que j’évite d’emmener mon fils dans les magasins.
    Parce que dès que je le peux, je le sors au vert loin de la pollution. Parce que je lui laisse faire sa sieste, même en vacances, même si ça nous empêche de réaliser des projets avec des amis. Parce que je veille à son alimentation, que je lis les étiquettes, et que j’évite les trucs cancérigènes. Parce que son papa fait des purées « maison » depuis la diversification et qu’il n’a jamais mangé de petit pot industriel. Parce que je n’ai jamais utilisé de lingettes pour le changer, mais de l’eau et des carrés de coton bio. Toutes ces choses ajoutées les unes aux autres me mettent dans la catégorie des femmes qui « sacrifient » tout à leur gosse et qui « oublient de vivre pour elles alors qu’un jour, hein, il partira de la maison, et qu’alors je n’aurai rien fait pour moi « …
    Eh bien non seulement je n’ai pas du tout l’impression de me sacrifier, mais cela me semble aller se soi que de penser à la santé et au bien-être de son enfant.
    Je finis par penser que c’est par jalousie… Des amies m’ont toujours répété « à quel point j’avais eu de la chance d’avoir du lait »… A vous taper la tête contre des murs ! Et « Pourquoi tu es triste d’arrêter, alors là, après si longtemps, c’est incroyable ! » ( dit en riant, alors que j’avais envie de pleurer).
    Bref, parfois, toutes ces critiques « Tu vas avoir des gros problèmes dentaires  » m’a prévenue gentiment une collègue (qui n’a jamais eu d’enfant, mais sa belle-soeur….) finissent par laisser un arrière goût amer : les mammifères sauvages sont finalement moins critiqués que nous, alors !? Et alors qu’on a beaucoup plus de connaissances sur le sujet, à force de se documenter, on est obligées d’écouter des incompétents dire des niaiseries ?
    Le plus dur est lorsque ça provient d’amies proches à qui on avait déjà tenté d’expliquer certaines choses, délicatement pour ne pas donner l’impression de les juger, alors qu’elles ne se gênent pas du tout pour le faire… C’est décourageant.
    Voilà pourquoi je te dis merci, ça m’a fait du bien, et je me sens tellement proche de tout ce que tu racontes… Oui, l’éducation et la connaissance, depuis l’aube de l’humanité, permettent de faire des choix, c’est notre liberté.

    Réponse
    • Je suis très touchée par ton gentil commentaire, et contente d’avoir participé à te redonner cette « confiance » si importante! Je sais ce que c’est que de ne plus être comprise par ses amis « d’avant » à cause de nos choix de maman… l’idée selon laquelle un fossée se creuse entre ceux qui ont des enfants et ceux qui n’en ont pas m’est apparue très vraie dès les premiers mois de ma fille, mais plus le temps passe et plus je constate que faire le choix d’une éducation « consciente » (j’aime bien ce terme, plus que « maternage proximal » même, je crois) nous isole encore plus. Mais j’espère que, comme moi, tu as su trouver ailleurs (sur le net, association, etc) des personnes qui elles t’ont comprises!

      Réponse
  50. Oui, moi aussi je préfère le terme « éducation consciente ».
    Ce que je trouve dommage, c’est que lorsqu’on fait naturellement ce qu’on estime être le meilleur pour ses enfants, on subit immédiatement des pressions extérieures, comme si on était « en concurrence » avec les autres mamans… Au lieu de s’échanger de façon sympa les infos importantes qui peuvent nous aider mutuellement !!
    Et la générosité envers les enfants qui ne sont pas les siens n’est pas très courante, je le découvre… Moi c’est le contraire, c’est vraiment depuis que je suis mère que je supporte encore moins qu’avant la souffrance des enfants en général !
    Je viens de lire l’article sur le Babybjörn, ça m’a culpabilisée parce que j’en avais acheté un, heureusement, il a été très peu porté dedans, et pas avant 5 mois 1/2, depuis j’avais lu que les écharpes de portages étaient meilleures pour le dos des enfants, enfin bref un grand merci pour l’info, scandaleux (et étonnant, pour une marque suédoise, quand même…) qu’on n’en parle pas plus…

    Réponse
  51. Pingback: La Grande Tétée : » Les news de l’AM -2- une rencontre pour l'allaitement maternel

  52. Article très véridique si je peux dire, ça sent le vécu, le tien, le mien, celui de bcp de mamans allaitantes…et encore plus au long court.
    Après personnellement, après avoir « milité  » un bon moment, j’en ai eu raz le bol de toujours devoir ressasser les mêmes arguments, contre toujours les même phrases, affirmations fausses/irréfléchies/sans fondement…c’est quand même que ça en bouffe de l’énergie de défendre tout ça, et dire que, de montrer que, énergie en moins qu’on a pour nos enfants, pour nous, pour nôtre vie.Je pense de toute façons que maintenant, quelqu’un qui veut vraiment se renseigner, peu (au moins par le biais d’internet) trouver plein de vraies infos sur l’allaitement, ceux qui ne veulent pas, leur en causer ne servira à rien malheureusement… 😦

    Réponse
    • Tu as raison, ça bouffe énormément d’énergie. Généralement à présent, je dis les choses une seule fois dans la conversation, et c’est tout. Mais je ne peux pas laisser une aberration en suspens, car même si tu as raison de dire qu’internet rend la véritable information accessible à tous, encore faut il avoir envie de la chercher. Et je pense que tout le monde ne peut pas ressentir spontanément cette envie, si leur entourage leur ressasse sans cesses les mêmes idées fausses. La vision de l’allaitement de chacune, préalable à une quelconque recherche d’informations, est soumise à tellement de facteurs que je me dis que ce n’est jamais perdu de rabâcher une millième fois des choses qui nous semblent évidentes à nous. Peut être que ce jour là, dans l’assistante, il y a une femme pour qui ça ne l’était pas, et à qui ça peut entrouvrir la porte sur une autre façon de voir les choses. (désolée de répondre si tard, je n’avais pas vu ton commentaire!)

      Réponse
  53. Pingback: Allaitement long : comment contrer les remarques? | M.M Blog – Materner avec un grand Aime

  54. Pingback: Allaitement prolongé: comment contrer les remarques? | M.M Blog – Materner avec un grand Aime

  55. Quel superbe article! J’arrive a trois mois d’allaitement, et je compte bien aller jusqu’au sevrage naturel! Et encore moi j’ai de la chance mon chéri, ma mere, ma belle mere me soutiennent! ( le frere de ma belle mere a été allaité jusqu’a 3 ans:)

    franchement super post 🙂

    Réponse
  56. Merci pour cet article
    Tellement tellement vrai
    Avec mes 7 ans d’allaitement pour 2 enfants je sens encore les flammes du bucher me lécher les pieds :)))

    Réponse
  57. Je trouve cet article formidable… je travaille en Belgique dans des consultations prénatales et pour enfants (équivalent des PMI françaises)… pourrais-je imprimer et aficher cet article ? merci!

    Réponse
  58. petitesvaguesa

    Mouains… Tout est une question de contexte et de respect! Toutes ces affirmations sont vraies, c’est juste qu’il y a des moments où c’est mieux de faire preuve d’empathie que d’énoncer des faits qui n’aident pas son interlocutrice…

    Réponse
    • La pauvre élève seule sa fille, sans vie sociale, sans travail non plus apparemment, elle doit essayer de se faire croire qu’en allaitant, elle est une super maman. C’est souvent le problème avec les gens à « idées fixes ». Ils focalisent sur un truc censés assurer à 100 % le bonheur et l’épanouissement de l’enfant et ne voient pas le reste.

      Réponse
      • Mon dieu, je suis démasquée.

      • Ah voilà! Mais bien-sur pardi de crénon de sort! Quelle logique implacable, quelle fine analyse, quelle pertinence dans ces propos! Je crois bien que la palme de la réponse ultra simpliste a 2 balles t’es destinée Benedicte^^ Mamamia touchons-nous le fond? :p

  59. Je suis heureuse de découvrir ce blog par le biais d’une de mes amies.
    J’ai aujourd’hui 61 ans, et je suis pro-allaitement.
    Pourtant il y a près de 40 ans, j’ai arrêté d’allaiter mon fils quand il a eu 5 mois 1/2 et sa première dent, parce que le médecin m’a dit qu’il était temps de le sevrer et trois ans plus tard ma fille quand elle a eu deux mois seulement, parce que le même médecin m’a dit que j’étais trop fatiguée avec mon petit diable et que mon lait du coup n’était pas assez nourrissant… j’ai tenté de résister car je ne voulais pas arrêter si tôt, et quand il a vu que ça me révoltait le médecin m’a simplement dit : alors débrouille-toi pour qu’elle grossisse… en me faisant alterner sein et biberons… évidemment mon lait s’est tari rapidement, et c’est la mort dans l’âme que j’ai dû cesser l’allaitement.
    Et ma fille n’a pas plus grossi avec les biberons… le problème était ailleurs. Je crois que jusqu’à ma mort je reprocherai à ce médecin, qui à côté de ça était vraiment un médecin de famille extraordinaire, de ne pas avoir fait analyser mon lait pour être sûr que c’était à cause de lui que ma fille ne grossissait pas…
    Et quand, il y a 14 ans, ma fille à son tour a attendu ma petite-fille et que je l’ai accompagnée aux séances de préparation à l’accouchement puisqu’elle était mère célibataire, j’ai déploré que les sages-femmes ne conseillent pas l’allaitement aux futures mamans.
    Et que dire de l’une d’elles qui s’est pratiquement vantée d’avoir choisi le biberon pour que son mari puisse se lever la nuit à sa place…
    Ce jour-là je pense que beaucoup des futures mamans hésitantes qui se trouvaient avec nous auraient pu être convaincues si on les avaient incitées à donner la préférence à l’allaitement. Mais quand la sage-femme elle-même vous dit qu’elle a préféré le biberon…
    J’ai moi-même été allaitée jusqu’à 18 mois et je suis en parfaite santé… ma fille est par contre très fragile… je préfère ne pas me demander si c’est à cause du sevrage trop précoce dont j’ai tellement souffert.
    Je crois qu’il faut dire et redire que l’allaitement maternel et ce qu’il y a de mieux pour les bébés, au risque de vexer, ou même de culpabiliser les mères qui font ce choix (et je dis bien CHOIX, car malheureusement je fais partie de celles qui avaient fait ce choix mais n’ont pas pu aller jusqu’au bout et je sais quelle souffrance il y a derrière), mais chaque future mère gagnée à la cause fera un bébé de plus qui démarrera dans la vie dans les meilleures conditions…
    Il faut arriver à parler plus fort que les menteurs qui ne cherchent que le profit…

    Réponse
  60. très bien vu, cet article. notamment le sentiment de remise en question des biberonnantes dès qu’on énonce un bénéfice de l’allaitement.

    Réponse
  61. « Le manque de lait est, dans la quasi-totalité des cas, inexistant ; le problème n’est qu’un manque cruel d’information » Celui-là est tout simplement faux. La perception du manque de lait est, certes, plus fréquente que le manque de lait réel. Par contre, le manque de réel est loin d’être rare, si l’on combine les causes primaires (hypoplasie i.e. sous-développement des glandes mammaires) et les causes circonstantielles (imposition d’horaire de tétées, pression extérieures, stress, pratiques hospitalières, traumatisme d’accouchement, contraception, etc.) qui touchent quand même beaucoup de mères. Il y a une énorme différence entre avoir l’impression de manquer de lait parce que, exemple, bébé demande à boire aux 2 heures, et manquer de lait pour vrai pour une raison circonstantielle qui peut ou non être co rrigée. Dans le premier cas, les femmes ont essentiellement besoin d’être écoutées et rassurées. Dans le deuxième, elles ont besoin d’être aidées pour trouver la cause et voir si des solutions peuvent être appliquées. Je vous invite à lire l’excellent dossier de Chantal Lavigne, IBCLC à ce sujet : http://chantallavigneibclc.qc.ca/wp-content/uploads/2013/04/Le-manque-de-lait.pdf.

    Réponse
    • Le manque de lait comme tu le dis est : « une raison circonstantielle : imposition d’horaire de tétées, pression extérieures, stress, pratiques hospitalières, traumatisme d’accouchement, contraception, etc. qui peut ou non être corrigée » (hors hypoplasie extrêmement rare )
      il s’agit donc bien d’un manque d’information 😉

      Réponse
      • Dans les exemples que je donne, il y en a au moins 2 qui ne sont liés à un manque d’information (stress, traumatisme d’accouchement, voire pratiques hospitalières et contraception tout dépendant des cas). De toute façon, ce n’est pas parce que c’est circonstanciel que ça peut nécessairement être corrigé. Prenons juste le stress qui inhibe le réflexe d’éjection et par le fait même limite la capacité de la mère à stimuler sa production même en ayant des pratiques d’allaitement optimales. Le manque de lait, qui, bien que circonstanciel est on ne peut plus réel dans ce cas, peut alors devenir une source de stress aggravant par le fait même le problème. Même si la mère est super informée, ce n’est pas tout le monde qui est capable de relaxer ou de lâcher prise sur commande sur un sujet qui leur tient autant à cœur. Certaines femmes y arrivent, d’autres non. Bien sûr, ça ne veut pas dire qu’elles devront cesser d’allaiter, mais l’allaitement exclusif peut être compromis. Pour ce qui est de l’hypoplasie, on parle de 1 à 5% des femmes selon les sources. Ça dépend de ta perception j’imagine, mais une femme sur 100 ou sur 20 n’est vraiment pas ce que j’appelle une condition « extrêmement rare ».

        Pour conclure, j’aime beaucoup ton article, il est humoristique, bien tourné et je suis d’accord avec presque tout ce qui est écrit. Mais la partie sur le manque de lait aurait besoin d’être nuancée. La façon dont c’est formulé, je trouve que ça ne sert pas bien la cause et que c’est à la limite de la désinformation. Si ton but était seulement de faire un billet humoristique, ok. Mais quelque chose me dit que l’allaitement te tient vraiment à cœur.

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