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Chez les Seintes

Aujourd’hui, je suis à nouveau!

Sémantique

J’aime les mots. Leurs sonorités, leurs accords, leur complexité, leurs nuances  et leur impact. J’aime que les mots soient parfaits. En secret, je suis folle amoureuse de Flaubert, cet obsédé du mot parfait, assoiffé de phrases irremplaçables où tout est calculé, repensé, raturé, réécrit et ajusté.

(Mais ça reste entre nous hein, j’assume assez mal de fantasmer sur un mec qui s’appellait Gustave).

Alors parfois, quand j’entends ou lis certaines expressions, ça me heurte ; peut-être plus que de raison. Des mots que je trouve inadaptés, dérangeants, que je rechigne à employer.



C’est le cas par exemple du « lait maternisé ». Bon au moins, celui-là, il n’a pas du énerver que moi puisqu’il a tout simplement fini par être interdit. Mais cela reste une maigre satisfaction, étant donné qu’en définitive rares sont les gens à avoir eu connaissance de ce changement de dénomination, et encore plus rares sont ceux à l’avoir banni de leur langage. Alors, certes, on s’en fout un peu de comment on appelle un produit généralement. Mais quand on déclare littéralement, par une simple appellation, que ce produit a été « modifié de façon à obtenir les caractéristiques d’un lait de femme », alors on participe à la désinformation par le seul choix de son vocabulaire.


Il y a également le verbe « accoucher ». Pas tellement au sens d’une femme mettant au monde son enfant (quoique, si l’on veut être tatillon étymologiquement parlant…), mais au sens du soignant qui aide la femme à mettre au monde son enfant. A chaque fois que je m’entends dire « Moi, c’est le docteur Bidule qui m’a accouchée », je ne peux m’empêcher d’avoir une vision effroyable d’un médecin sous perf, livide et à l’œil hagard, qui transpire devant l’effort intense qu’il prodigue au bout de la table d’accouchement sur laquelle ma copine, en position gynéco, sirote un mojito une manette de PS3 à la main et soupire « C’est pas bientôt fini là ? Je m’emmerde un peu, en plus vous avez même pas GTA ! » .


Dans mes allergies sémantiques chroniques, on retrouve également « Sage-femme », pour un homme. A l’heure où les associations féministes réclament une féminisation de termes professionnels jusqu’ici exclusivement masculins, personne ne semble visiblement s’inquiéter de ce trou incongru dans notre vocabulaire. « Un sage-femme » me paraît être une aberration ; je me mets à la place de cet homme qui, à chaque fois qu’il  prononce le nom de son métier, s’entend implicitement rappeler qu’il n’a pas grand-chose à faire dans cette voie à cause de ses testicules. Wikipedia m’informe que souvent, du coup, on emploiera le terme « accoucheur ».

Beurp.


Mais la palme revient tout de même au très fashion « biberonnante ».  Le plus gros de cette farce déguisée en mot, c’est tout de même (comme me l’a à juste titre rappelé une amie récemment), qu’à la base le mot « biberonner » veut tout simplement dire « picoler comme un trou ». A la lumière de cette expression, il devient tout de suite plus difficile de réprimer un fou rire devant toutes les femmes qui s’affirment aujourd’hui « biberonnantes, et fières de l’être ! ».

Pourtant, au-delà de ce côté cocasse, je suis prête à admettre que l’expression de base date un peu et tombe en désuétude, et que dans un contexte actuel le mot correspond à une nouvelle réalité  (non je déconne, je dis ça juste pour pas avoir l’air trop rétrograde). Mais alors, ce que je ne comprends pas, c’est quelle réalité ? Quel besoin de créer un mot pour désigner une maman qui utilise des biberons, aujourd’hui ? Difficile de se voiler la face, ce terme de plus en plus usité répond tout simplement à un désir de s’opposer aux « allaitantes ». Cependant, si le terme « allaitante » existe bien, il trouve sa légitimité dans le fait qu’une mère est elle-même changée d’un point de vue corporel (et hormonal, et j’en passe et des meilleures) par le fait d’allaiter. Elle est plus qu’une « maman qui allaite », elle est physiquement différente. Une mère allaitante qui passe la journée à Euro Disney sans son bébé (non, n’y voyiez là aucun désir refoulé de ma part…) se verra contrainte de tirer son lait régulièrement pour éviter l’explosion de sa poitrine au nez et à la barbe de Tic et Tac. Si une maman qui utilise du lait artificiel passe la journée à Euro Disney sans son bébé, je l’imagine mal se trainer tout de même son sac à bib dans le train fantôme et courir à la nurserie toutes les 4 heures pour mettre de l’eau dans sa poudre, la chauffer et ensuite consciencieusement la jeter dans l’évier.


Alors bon, évidemment, tout ça s’inscrit dans un champ lexical particulier, et on va finir par croire que je suis monomaniaque. C’est pas faux. Mais, surtout, faut bien que je fasse des efforts pour rentrer dans ma case, quand même…

Allez promis, une prochaine fois j’ouvre un peu mon champ de réflexion, et je vous parle des paquets de serviettes hygiéniques  sur lesquels les publicitaires croient bon de mentionner « forme anatomique ». C’est certains que c’est plus pratique que si les serviettes étaient en forme de cafetière, mais ça fait quand même un peu peur qu’ils se soient sentis obligés de le préciser.

Anthologie

Ma grand-mère sait trouver les mots pour rasséréner les âmes sensibles, meurtries et délicates, venues chercher du réconfort en sa demeure ;

«             – Oh là, c’est quoi tout ces boutons ? Là, sur ton front ?!

–          Heu ben… je sais pas je crois que c’est hormonal. Je pensais pas que ça se voyait tant que ça. J’ai essayé plein de trucs, rien ne marche…

–          Ah ben oui là de toutes façons y a qu’une solution : la frange ! »


Ma grand-mère est astucieuse, elle sait s’adapter à toutes les situations ;

«              – Heu, mamie, c’est normal que sur la photo de groupe de vos noces d’or, accrochée dans ton salon, papa porte une mini-jupe orange et affiche un splendide 90C?

–          Ah oui, en fait c’est parce que dessus il y avait l’ex-petite amie de ton cousin, donc je pouvais pas afficher ça, mais bon j’allais pas jeter ma photo, hein ? Alors j’ai découpé une tête de ton père et je l’ai collée là. Franchement, ça se voit pas, non ? ».


Ma grand-mère est de bon conseil ;

«             – Donc bon hein, tu comprends bien mamie que je m’imagine mal coucher avec lui juste pour avoir un téléphone portable en retour.

–          Oh oui c’est sur… bon, encore, y aurait un ordinateur  à la clef, je dis pas. »


Ma grand-mère est cultivée. Elle n’est pas la seule, d’ailleurs :

«             –  Depuis que j’ai appris que la tour de Pise n’était pas à Rome, j’ai vraiment moins envie d’y aller.

–          Oh, mais tout le monde sait bien qu’elle est à Venise, voyons ! »


Ma grand-mère a un vocabulaire très large. Souvent chez elle, on mange dans le jardin près de ses « roses crémières », et en entrée  elle nous propose du « Pokémon », spécialité mexicaine bien connue à base d’avocat et de citron. Elle n’aime pas trop Johnny Hollyday, ni Laura Fabian, mais n’a rien contre Britney Shmears et trouve Roland Gerra très drôle.


Lorsque l’on tire les rois, si j’ai le malheur de récolter une fève à effigie biblique, elle s’écrie avec une ferveur  innocente « oh, mais c’est la verge Marie ! Mais quelle belle verge ! Allez, maintenant, suce la verge avant de choisir ton roi ! », et je me sens très seule.


Mais ce que ma grand-mère déteste plus que tout, ce sont les sodomies ;

« –  Oh la la, tu as vu, ces sodomies qui ont encore fait des milliers de morts…

–          Heu… ah… non. Hein ?

–          Ben oui là, tu sais bien, tous ces asiatiques ! Un sodomie et bam, ils sont tous morts sur le coup. Je trouve ça horrible… y a rien que de pire que les sodomies quand on habite une île, je pense.

–          Heu oui certainement… mais… dis m’en plus…

–          Tu sais bien ! Le gros raz de marée là !

–          Un tsunami… donc. »


Ma grand-mère a toute sa tête. Parfois je me dis que si ce n’était pas le cas, au moins, elle aurait une excuse.

Addicted

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En me remettant dernièrement à jouer aux Sims, j’ai été choquée de constater qu’ils donnaient systématiquement le biberon à leurs bébés Sims, sans même qu’aucune alternative ne soit proposée. Et l’allaitement, alors ? Non, les nibards de nos Simettes ne servent qu’à se pavaner floutés dans les jacuzzis alentours et à rentrer plus facilement en night club. Pour un jeu aussi vendu, moi j’appelle ça de la politique de l’autruche délibérée, de la désinformation massive, du foutage de gueule en règle. Ca m’a drôlement énervée, j’en bouillais dans ma nuisette en dentelle (non, je déconne, en bonne célibataire qui se respecte je ne suis pas assez masochiste pour dormir volontairement dans un truc qui gratte).

Et quelle perte de jouabilité ! Choisir ou non l’allaitement se serait parfaitement inscrit dans la ligne de pensée déterministe si chère à Will Wright : les enfants allaités auraient pu être moins souvent malade, les enfants au biberon auraient couté plus cher à leur famille… Mais non ! Rien. Quel gâchis.

 Un peu de plus et j’en aurais envoyé  un courrier furibond à EA game pour leur dire ma façon de penser.

Hier, je me suis surprise a conseiller à ma sœur de dormir avec sa petite Kimber de 4 mois et demi, pour la rassurer. Et aussi pour éviter qu’elle-même se lève toutes les 2 heures pour vérifier que la petite va bien, qu’elle ne pleure pas trop, seule dans une autre pièce. Je lui ai expliqué que ce rapprochement les apaiserait toutes les deux.

Kimber, son yorkshire.

Le week end dernier, profitant des trois rayons de soleil orphelins dont la nature avait daigné faire offrande à mon jardin, nous avons cherché des escargots dans le buisson. Après avoir trouvé la maman et son petit (ou un gros escargot et un escargot nain, à vrai dire on a pas demandé leur livret de famille), nous les avons longuement observés et mis en scène sur la table en verre (faut bien occuper les gosses quand on a perdu la pâte à modeler). Soudain, j’ai eu envie de tester la fonction macro de mon super appareil photo numérique datant de 2004, et tout naturellement, j’ai posé le petit sur la mère pour faire une chouette photo « portage » :




Samedi, j’ai lancé une lessive « délicat » pour mes sous-vêtements. Dans laquelle j’ai machinalement ajouté une dose de désinfectant spécial couches lavables.

La prochaine fois je pisserai dedans, au moins ça rentabilisera le bactéricide.

 

Bonjour, je m’appelle Needfordreams, et je suis accro au maternage proximal.

Mon accouchement en 10 phrases

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« Et avec ceci, madame ? »

Me répondit la boulangère, unique témoin de ma première contraction douloureuse absolument fulgurante. Pliée en deux devant d’elle,  je m’attendais à quelqu’un chose d’un peu plus grandiose, quand même. Un bras levé, un air affolé, et un cri « A l’aide, venez vite, cette femme accouche ! » aurait parfaitement satisfait mon fanatisme de séries américaines. Mais le flegme français l’a emporté.

 

« T’es sûre que je peux pas finir ma partie de Mario Kart? »

Mais bien sûr que si, chéri. Certes, je suis nue sur le carrelage de la cuisine, je pleure, j’ai des contractions toutes les 40 secondes, et je commence déjà à pousser hors de moi ton héritière. Mais prend ton temps : je m’entraine.

 

« Service Maternité bonjour, Steven LE  Sage-Femme à votre écoute ».

Ça, ça fait peur. Une peur irraisonnée, imbécile, absurde. Mais peur quand même, quand la douleur nous a déjà suffisamment désoxygéné le cerveau.

 

« Bon ben, vous habitez pas trop loin de la clinique ? Parce qu’au pire, passez vite fait à tout hasard, enfin juste si vous voulez »

Oh ben non, ça fait un peu chier, là, de passer. Avec les spasfons inefficaces, les contractions toutes les 30 secondes, la poussée qui commence, je me sens pas trop de venir. Et puis vous avez raison, à 6 jours du terme théorique, ça doit être une bonne gastro ça monsieur. Chochote que je suis ! Non ben je vais plutôt me faire une camomille et me mater la saison 6 de Desperate Housewives, excusez moi de vous avoir dérangé.

 

« Bonjour madame, vous venez pour un accouchement »

Non, je viens rendre visite à ma cousine. J’ai pensé que 23h30 était une heure plutôt adéquate, comme ça au moins son chiard serait endormi et on pourrait discuter tranquilles. J’ai d’ailleurs été surprise de trouver l’entrée principale fermée, c’est quoi ces horaires d’avant-guerre ? Mais je ne me suis pas démontée et je passe par les urgences, qu’à cela ne tienne !

Et si je pleure en tenant mon ventre proéminent, c’est juste que je m’entraine à lui témoigner ma solidarité et mon emphase quand j’entrerai dans sa chambre, faites pas attention.

 

« Donc vous enlevez tous vos vêtements, et vous mettez cette blouse. Tout, même votre culotte. »

Pardon ? Qu’entends-je ? Des semaines de préparation à l’accouchement,  des mois à surfer sur le web, et personne n’aurait pensé à m’avertir qu’il allait falloir retirer mon slibard à un moment donné pour faire sortir mon enfant ? C’est abrupte là quand même, comme info.

 

 « Oui je sais là vous souffrez, c’est atroce, intenable, mais ne vous inquiétez pas tout va aller mieux rapidement, on va vous faire la péridu… ah, en fait non, c’est trop tard. Allez, courage ».

 

« Fffff, ffff, fff! »

A défaut d’une phrase, il s’agit du son émanant de la bouche édentée de l’auxiliaire de puériculture t’indiquant comment respirer, en te soufflant directement dans la tronche son haleine de koala empaillé. Je lance d’ailleurs un appel au ministère de la santé : il serait judicieux de penser à équiper les salles de naissance en brosses à dent, afin d’éviter des syncopes chez les futures mères qui, comme moi, se voient contraintes de retenir leur respiration non seulement pendant les contractions mais également entre chacune d’entre elles.

 

• « Mais enfin, madame, les bébés ne peuvent pas naître avec des dread locks, voyons ! »

Lorsque j’ai demandé à mon petit-ami rasta, dans un moment d’apaisement, d’aller voir si les cheveux de notre enfant en train de naître étaient « comme les siens », je me référais à leur couleur. Je ne m’attendais pas à ce que l’équipe médicale au grand complet suspende brutalement son activité  (à savoir m’assister dans la douloureuse expulsion d’un mammifère de 2,5 kg hors de mon vagin, un truc assez urgent quand on y réfléchi) pour me dévisager d’un air horrifié.

 

« Le sac ? Ah bah il est  dans l’entrée, chez nous. Je croyais qu’on venait juste comme ça, moi, j’ai pas pris les affaires »

Pas grave, la valise ne contenait rien d’important. Un nouveau-né  peut très bien rester nu quelques jours, surtout en début d’hiver, paraît que ça leur forge une santé de fer. Et l’appareil photo n’est que superflu. Tout comme les couches.

Doléances

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Ma très chère fille,

Voila plus de 20 mois que nous cohabitons, pour mon plus grand bonheur, dans une harmonie quasi parfaite ; et sache que j’apprécie chaque instant passé à tes côtés.

Néanmoins, j’aimerais te stipuler par la présente quelques anomalies comportementales qui dernièrement compliquent légèrement notre entente.

Tu sais que je ne juge pas tes colères, et bien loin de moi l’idée de les confondre avec des caprices. Je comprends tes frustrations, et je n’attends pas de toi que tu saches contenir tes émotions avant même de savoir contenir ton caca (amis de la poésie, bonsoir). Ainsi, je n’ai pas honte lorsque tu te roules par terre à la Maison de la Presse. Mais si tu pouvais le faire en réclamant un  « Popi » au lieu de « Moto Plus », alors nous arriverions sans doute mieux à nous comprendre.

De même, tu sais combien ton avis compte pour moi. Néanmoins, lorsque tu choisis en mon nom des chaussures à talons aiguilles de 16 centimètres pour le jour de notre randonnée en forêt, tu comprendras que malgré tout mon amour je ne puisse accéder à ta requête. Et ce même si tu t’accroches à l’armoire en pleurant des vraies larmes de vrai malheur.

Dans un autre domaine, à présent que tu maîtrises à peu près notre langage, ou en tout cas suffisamment pour m’indiquer que tu souhaites que je te lise l’histoire de la petite otarie, ou que tu voudrais du gâteau au chocolat et que ma compote je peux me la carrer profond, serait-il envisageable qu’à ton réveil tu me fasses comprendre que tu veux te lever autrement qu’en t’asseyant sur mon visage avec  ta couche pleine de la nuit ?

Car rassure toi, je te comprends très bien lorsque tu t’exprimes, à présent. D’ailleurs, lorsque tu me demandes un glaçon pour jouer à te le rentrer dans le body alors qu’il fait 6 degrés, si je refuse, ce n’est pas parce que tu as mal prononcé ta phrase. Non, c’est un choix murement réfléchi, crois moi ; il est donc inutile de te frapper fortement la tête contre la table pour te faire une bosse, et ensuite me réclamer en geignant un glaçon pour apaiser ta douleur.

Non vraiment, je t’assure, ton expression orale ferait des envieux. Tout est limpide. Surtout quand tu me fais remarquer le matin que « pas zolie maman, a un bouton, là ».

Et pourtant, ne te méprend pas, je suis particulièrement heureuse que tu affirmes et exprimes tes goûts en matière d’esthétique. Mais est-ce vraiment la peine de dire à la boulangère en regardant sa fille de 7 mois « pas beau petit bébé » ? Même si c’est vrai, je ne suis pas sure que ça t’aide à te socialiser. Il va falloir veiller à ne pas finir comme ta mère.

Puisque j’en suis à évoquer  ta vie en société, j’aimerais également attirer ton attention sur le fait que tu ne peux pas forcément tout dire à tout le monde. Par exemple, demander à une voisine qui vient gentiment apporter des cerises « dessine-moi un cul » en lui présentant ta feuille de coloriage, ça peut éventuellement m’attirer les services sociaux.

Dans une moindre mesure, je suis attendrie de l’affection que tu portes à notre lapin ; mais si tu arrêtais de forcer toutes les personnes qui franchissent le seul de notre porte, même celles avec qui j’entretiens une relation purement professionnelle, à lui dire bonjour en grande cérémonie, cela me faciliterait la vie.

D’autre part, j’apprécierai  grandement que lorsque je repousse les avances d’un prétendant particulièrement insistant, tu ne te jettes pas à son cou en criant « papa ! ».

Cela vaut également pour tous mes exs.

De même, lorsque tu rebaptises le vendeur de chaussures sénégalais chauve « petit ours brun », ou quand  tu cries « petit bébé ! » en poursuivant une naine, voir même lorsque tu fais « vroum vroum » en courant derrière les handicapés, estime toi heureuse que l’avortement soit interdit après la naissance de l’enfant.

Enfin, tu connais mon entrain légendaire. Je ne suis pas la dernière à faire l’escalator derrière la table de la cuisine, ou à chanter « it’s raining men » avec l’essoreuse à salade sur la tête pour te faire avaler ton choux-fleur sans heurts.  Jouer à « coucou ! » derrière le vieux chêne du jardin me fait beaucoup rire. Jouer à « coucou ! » avec le rideau de la cabine d’essayage en plein samedi des soldes alors  que j’essaie le bas de mon bikini, et montrer ma teuch à tout décathlon, moins.

Dans l’attente d’un changement d’attitude significatif de ta part, je te prie d’agréer, mademoiselle ma fille, l’expression de mes sentiments les plus dévoués.

Maman.

Je suis une seinte

Publié le

… Et en plus,  je montre mes nichons. On aura tout vu.

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